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« Il était la Terre »
QUAND DES ADOS RAPPENT ÉCOLO

Photos de Léora Balbi, réalisatrice de la vidéo du projet.
« Dans ma rue, un stylo, deux bouteilles, trois canettes, des cartons, des chaussettes et mille et un mégots »...
Ainsi commence « Il était la Terre », un rap écolo écrit et interprété par 26 élèves de 5e du collège Collines-Durance de Mallemort (Bouches-du-Rhône). Soit près de cinq minutes d’engagement, à la fois prise de conscience et message d’espoir, portées haut par des ados et donnant à entendre avec une fraîcheur nouvelle ce qui devrait nous préoccuper tous, aujourd’hui, avec la même urgence : la disparition vertigineuse des ressources.
cliquez sur l'image pour découvrir la chanson.
Le projet, mené sous l’égide du rappeur parisien Empo, a été impulsé par le Collectif alleinsois de défense de l’environnement (CADE) et le professeur de français Roland Conti, par ailleurs président de la salle de concert Portail Coucou, à Salon-de-Provence. Avec le soutien de Pays Salonais en Transition.

Objectif : instaurer la réflexion sur les enjeux environnementaux auprès des plus jeunes, de façon créative, par le biais de l’écriture et de la transdisciplinarité, en convoquant les autres langues étudiées et en joignant le geste à la parole, puisque tous les élèves de 5e du collège se sont mobilisés pour nettoyer Mallemort de ses déchets.
« Il était la Terre,
planète bleue,
la banquise fond peu à peu.
Adieu forêts, adieu nature,
adieu glaciers, adieu futur »...
À l’écoute du morceau, l’émotion est là et le refrain, entêtant, invite à l’action. Mais alors que la réalisation d’un clip et la présentation de la chanson sur la scène du Portail Coucou devaient couronner ce projet, l’épidémie de coronavirus et les mesures de confinement sont venues compromettre leur concrétisation.
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La chanson est disponible ici : youtube.com
Une version musicale de meilleure qualité, avec les paroles, est disponible ici : bandcamp
© Léora Balbi     Les élèves et Empo pendant l'enregistrement

 

CE QU’EN DISENT LES ÉLÈVES

La première phase du projet a consisté à écrire le texte de la chanson, selon les consignes données par Empo et les professeurs : trois couplets de 12 mesures chacun, des passages en langues étrangères et un refrain, le tout en ayant recours à différents types de rimes. La création du texte a a été encadrée par Roland Conti, professeur de français.
De cette expérience, Capucine retient « le fait d’avoir pu écrire en étant libre de mettre nos mots et nos ressentis, sans contraintes particulières », ce que Lucille résume ainsi : « laisser parler notre imagination ». Mais au-delà de l’aspect purement créatif, les élèves soulignent aussi l’objectif du morceau.
Diego a ainsi apprécié de « trouver les bonnes paroles pour toucher les gens », tandis que Zoé évoque « toutes les idées que nous avons eues ensemble pour améliorer la santé de notre planète ».
Puis est venu le temps de l’enregistrement, en février, filmé par Léora Balbi dans la salle polyvalente du collège. Pendant une journée entière, les 26 élèves ont défilé un à un derrière le micro pour rapper leurs passages respectifs sur la musique composée par Empo.
Zoé se souvient de « la complicité et la joie » de ce moment.
« L’enregistrement était amusant », confirme Lucille, « car on devait chanter dans le micro et écouter le rythme dans le casque ». De son côté, Lorenzo a observé qu’il fallait « beaucoup de matériel et de temps pour enregistrer une chanson ». Quant à Baptiste, il avoue avoir été « un peu impressionné mais pas longtemps, car on est vite immergé dans la musique ». Et finalement, il estime s’être « pas mal débrouillé », tandis qu’Alyssa confie avoir eu « l’impression d’être une vraie chanteuse ».
Parallèlement, les élèves ont été sensibilisés aux gestes du quotidien pour ne pas nuire à l’environnement, notamment en luttant contre le gaspillage alimentaire et la production de déchets. Au-delà de la classe concernée par le projet, tous les élèves de 5e du collège ont participé à une opération nettoyage de Mallemort.
Certains sont optimistes. Comme Zoé, qui remarque qu’« à la cantine, nous prenons juste la quantité de ce que nous avons envie de manger, ni trop ni pas assez ». Ou Alyssa, qui fait « beaucoup plus attention au recyclage » et « rappelle parfois sa famille à l’ordre ». D’autres ont été marqués par le ramassage des déchets dans le village. Chloé a ainsi été surprise par « la quantité de mégots trouvés et le fait qu’il y avait de tout ». Et ce « alors qu’il y avait des poubelles juste à côté », ajoute Capucine. Plus amer, Lorenzo déplore « la bêtise des gens qui jetaient des ordures par terre devant nous alors que nous étions en train d’en ramasser ».
Tous espèrent que leur chanson contribuera, ne serait-ce qu’un peu, à faire évoluer les mentalités et les pratiques.
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