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Vous êtes-vous déjà senti « différent », « en décalage », « inadapté » ? La case dans laquelle vous avez rangé votre vie, vous a-t-elle déjà semblé trop étroite ? Connaissez-vous cette grande tristesse de ne pas être entendu ou compris dans ce que vous êtes, entièrement j’entends, ce que vous êtes profondément ? J’avoue m’être souvent interrogée sur ces extra-terrestres que peignent les récits de sciences fiction : Ces personnages parfois effrayants, souvent intrigants et indéniablement différents, ne seraient-ils pas le reflet métaphorique d’un auteur qui se sentirait « hors norme » ?
Suis-je normal ? Mais qu’est-ce que la norme ? Qui la choisi et d’après quelles références ? Puisque chacun d’entre nous est unique et spécifique, comment peut-on adhérer massivement à une « norme » ? Et si ce cadre me semble trop rigide, est-ce parce que je suis trop grande pour la case, de sorte que j’en déborde en fissurant les règles, ou au contraire si petite que je m’y noie? Comment, sans paraître éparpillée, exprimer tout ce potentiel qui boue à l’intérieur et ne demande qu’à sortir, sous peine de muter en frustration et colère ?
Julie Lassalle, somato-psychopédagogue nous emmène dans la tête d’une extra-terrestre aux allures de madame-tout-le-monde. Attachez vos ceintures, ça décoiffe !
 

Les surdoués



Un effet de mode ?
 
Encore méconnu du grand public il y a une quinzaine d’années, le sujet des surdoués, personnes à haut potentiel, enfants précoces, zèbres et autres appellations bizarres, envahit aujourd’hui nos journaux, émissions radio, télé et parfois même, les conversations des parents ou celles des professeurs. Alors que se passe-t-il ? Sommes-nous envahis par une nouvelle espèce ? A-t-on trouvé un nouveau profil fourre-tout qui justifierait les travers ou les excentrismes des uns ou des autres ? Que veut dire être surdoué au juste ? Pourquoi certains psychologues ou psychiatres ne reconnaissent-ils pas ce profil alors que d’autres se spécialisent dans l’accompagnement de ces personnes atypiques ? Essayons d’y voir plus clair.
 

Cas pratique
 
" Je m’appelle Becca, j’ai 35 ans. Ce soir je vais au restaurant  avec mon compagnon et ses collègues de travail que je ne connais pas. J’y pense depuis une semaine. Je suis contente d’y aller et, à la seconde suivante, je n’en ai plus envie. Allez si, de toutes façons, je n’ai pas le choix, ça va être sympa. Han ! Et si je ne me sens pas bien ? Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? Non, je ferais mieux de ne pas y aller. Une bonne vieille gastro, c’est un argument de choc ça, non ? Personne ne peut faire d’objection face à une gastro. Bon, ça va Becca, t’as plus 5 ans, vas-y. "
Quelques heures plus tard à table.
"Je me demande si les restaurateurs ont fait une étude de marché qui leur a révélé que la musique électro à fond était vraiment une plus-value pour leur restaurant ? Becca, tu penses comme une vieille aigrie. Oui mais quand même, c’est un peu fort. Très joli ce tableau au mur, ça me rappelle vaguement un Kandinsky. Comment ça s’écrit déjà Kandinsky ? Arf, j’entends ma sœur me traiter d’ignare. Arrête de penser à ça Becca, tu vas chialer. Bon, je sens que j’ai une migraine qui monte, je n’arrive plus à me concentrer sur ce qu’elles disent. Allez, et si personne ne prenait de cafés qu’on en finisse ?!
" Je ne sais pas quoi commander. Voyons voyons, qu’est ce qui ne va pas détruire mon cher système digestif ? Ah ça c’est bien ça ! Ah non, la sauce aux cacahuètes, je vais éviter. Le coup d’un œdème de Quincke pour une première rencontre, ça risque de ne pas le faire. Mince, dépêche-toi, ton tour arrive, tu vas te faire remarquer. Oula il n’a pas l’air bien le serveur. Pas assez dormi on dirait. Il est énervé aussi. Peut-être que c’est cette autre table de huit qui l’a agacé. Faut dire, ils ont l’air pénible et ils parlent beaucoup, beaucoup trop fort. De Cyril Hanouna en plus. En même temps mes voisines de table sont en train de débattre sur des marques de chaussures depuis quoi ? Vingt bonnes minutes ?… Elles doivent bien s’y connaitre en chaussures. Allez, je fais tomber ma serviette pour voir leurs pieds. En plus j’ai besoin de bouger, j’en peux plus là. C’est moi ou il fait une chaleur à crever ? Et ces néons ? On se croirait à l’école. Effectivement, belles chaussures. J’aurais au moins pu cirer les miennes, déjà qu’elles sont moches comparées aux leurs. Mince, je crois qu’elles me demandent mon avis. Heu oui, oui, bah c’est sûr, les italiennes, c’est euh… vraiment la classe. Très belle intervention Becca, bravo, brillant. Elles n’ont même pas du entendre mon dernier mot parce que je ne l’ai pas dit assez fort. Allez, dis autre chose…. Maintenant allez… Bon, y’a rien qui vient. Qu’est-ce que je peux être tarte. Mais comment font-elles pour être si à l’aise ? Elles ont l’air de passer une super soirée. Elles doivent me trouver nulle. Ou prétentieuse. On me dit souvent que j’ai l’air hautaine. Pourtant je n’arrête pas de sourire là, non ? Bon, j’ai peut-être un sourire figé du genre j’ai avalé un boomerang en plein vol…
 

Etre surdoué ce n'est pas
 
J’ai choisi le témoignage (réel) de Becca pout faire un pied de nez aux représentations habituelles que nous avons des surdoués. Effectivement, Becca est surdouée et n’allez pas lui dire que le surdouement n’est qu’une vue de l’esprit, ou que c’est juste une idée à la mode. Parce que, quand Becca ne savait pas qu’elle était surdouée, elle rentrait de ce genre de soirée avec l’envie d’en finir avec cette vie dont elle n’avait pas les codes (la réaction vous parait peut-être disproportionnée mais c’est comme ça un surdoué : intense !). Depuis que Becca comprend mieux son profil, elle peut s’observer elle-même en train de mal vivre ce genre de soirée (ce qui en soi en atténue déjà les désagréments) et en plaisanter avec ceux qui la comprennent ! Ce qui change beaucoup de choses pour ne pas dire tout…
Pour en revenir aux représentations tenaces que nous avons quand nous entendons parler de surdoués,  il ne vous a pas échappé que Becca n’était pas :
  • un enfant ! En effet, le surdouement ne concerne pas que les enfants car un enfant surdoué devient invariablement… un adulte surdoué ! Nous comprenons ici que l’appellation « enfants précoces » pour désigner un enfant surdoué ne soit pas très pertinente. Non seulement un enfant surdoué n’est pas forcément en avance sur les autres enfants de son âge, du moins pas sur tous les plans mais, surtout, cela reviendrait à dire qu’un enfant précoce deviendrait un adulte précoce ce qui pourrait prêter à confusion !
  • une geek à lunettes, bras droit de Larry Page ! L’histoire ne le dit pas mais je vous le confirme : Becca est une jeune femme au regard certes intense mais d’apparence tout à fait ordinaire. Elle n’a rien d’un génie au sens commun du terme. Ni dans son métier, ni dans ses activités sportives ou artistiques.
Certains demanderont alors, mais en quoi est-elle SURdouée si elle n’est pas PLUS douée en quelque chose ! C’est ici que nous commençons à buter sur les problèmes d’appellation.
 

Y voir clair malgré cette confusion des termes
 

Quand on ne sait pas réellement de quoi il s’agit, l’appellation est un problème car aucune ne convient pour définir la globalité de ce profil-là et aucune ne correspond à la manière qu’ils ont, eux, de se vivre et de se percevoir. Voilà comment on les nomme d’habitude : enfants précoces, EIP (enfants intellectuellement précoces), les HPI (haut potentiel intellectuel) et les HPE (haut potentiel émotionnel), les zèbres. J’ai choisi pour ma part de garder ici l’appellation de surdoués par souci de commodité, bien que ce terme génère souvent beaucoup de représentations erronées aux conséquences parfois lourdes pour eux et pour leurs entourages. Il est intéressant de se placer du point de vue des personnes concernées, enfants ou adultes qui se nomment souvent : « sousdoué », « extra-terrestre », « débile », « fou », « inadapté », « différent », « incompatible », « décalé »… bref aux antipodes du côté « petit génie » dont on les affuble souvent.
 

Qu'est-ce qu'être surdoué alors?
 


Le surdouement est une réalité neurophysiologique qui fait l’objet de plus en plus d’études scientifiques. Vous pouvez par exemple parcourir les études réalisées par le centre Psyrène de Lyon, spécialisé dans l’accompagnement des surdoués. (cf liens ci-dessous) :

Une étude décrypte le cerveau des enfants précoces (RA-Santé, avril 2015) 
Enfants précoces: dans le cerveau des « hauts potentiels » (RA-Santé, avril 2015) 
Cerveau : pourquoi certains surdoués réussissent à l’école, et d’autres non ? (SciencesEtAvenir, avril 2015)

Il est difficile de donner une définition précise au surdouement car il y a autant de formes de surdouement qu’il y a de surdoués. Et, pour couronner le tout, à l’intérieur d’une même personne surdouée cohabitent une foule de paradoxes !

Nous pouvons toutefois dégager trois invariants valables pour les enfants et pour les adultes

* un fonctionnement intellectuel différent.

Les tests de QI (quoique controversés et je suis d’accord avec les controverses) mettent en évidence un potentiel supérieur à la norme définie pour les personnes du même âge. Mais les développements affectif, relationnel et psychomoteur sont habituellement plus en rapport avec l’âge réel, voire en deçà. Cet écart de rythme de croissance, appelés aussi « dyssynchronie », (terme crée par le spécialiste Jean-Charles Terrassier), entre les composantes de leur personnalité différencie fortement la personne surdouée des autres personnes et nécessite un accompagnement adapté, ceci étant particulièrement vrai pour ceux qui ne vont pas très bien.

* un mode de penser différent :
  • pensée en arborescence (i.e. en feu d’artifice, une pensée en entraînant des dizaines d’autres, de façon fulgurante !) 
  • pensée analogique (qui fonctionne par associations d’idées, métaphores, pensées dans lesquelles nos 5 sens sont mêlés, par exemple une odeur rappelant une situation qui elle-même véhicule une émotion dont nous nous souvenons parfaitement visuellement…)
  • pensée divergente (la pensée « hors du cadre »)
* une  hypersensibilité et une hyperesthésie très présentes :

C’est-à-dire qu’une personne surdouée pourra, en vrac, être hyper émotif, hyper anxieux, hyper vigilant, hypersensible aux bruits, odeurs, lumières, étiquettes qui grattent, hyper empathique, hyper sensible au niveau de sa santé (problèmes digestifs, allergiques, maladies auto-immunes), hyper réactif et tout un tas d’autres choses auxquelles nous pouvons ajouter le préfixe « hyper ».
Si nous reprenons la narration de Becca, nous pouvons retrouver plusieurs caractéristiques telles que l’anticipation anxieuse, le doute, « l’ascenseur émotionnel », l’hypersensibilité digestive, terrain allergique, l’importance du regard de l’autre, la capacité de percevoir les émotions des autres, le sentiment de décalage,  l’ennui et l’envie, la curiosité, le besoin de bouger, l’impatience, un grand manque de confiance en soi, des pensées en arborescence et analogiques, un envahissement émotionnel, du découragement.
Bien sûr que ces caractéristiques peuvent être présentes chez d’autres personnes non surdouées, elles seront juste plus marquées chez ces derniers. Il est aussi vrai que certains surdoués ne se reconnaitront pas du tout dans le profil de Becca ou dans ce qui a été est cité précédemment. Quand on dit que donner une définition exacte est impossible !  

Pour la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin (1), « il ne s'agit pas d'être quantitativement plus intelligent, mais de disposer d'une intelligence qualitativement différente. Ce n'est vraiment pas la même chose ! Être surdoué associe un très haut niveau de ressources intellectuelles, une intelligence hors-norme, d'immenses capacités de compréhension, d'analyse, de mémorisation ET une sensibilité, une émotivité, une réceptivité affective, une perception des cinq sens, une clairvoyance dont l'ampleur et l'intensité envahissent le champ de la pensée. Les deux facettes sont TOUJOURS intriquées. Être surdoué, c'est une façon d'être au monde qui colore l'ensemble de la personnalité. Être surdoué, c'est l'émotion au bord des lèvres toujours, et la pensée aux frontières de l'infini, tout le temps »
Essayons maintenant de comprendre le surdouement des enfants et ses conséquences à l'école

Pour illustrer les paradoxes des surdoués et les faire comprendre dans le milieu scolaire, voici un tableau réalisés par l’association nationale pour les enfants intellectuellement précoces (l’ANPEIP).
L'enfant surdoué peut être apparemment sûr de lui, avec un aplomb déconcertant, une logique implacable. Il dispose de capacités de compréhension et d'apprentissage plus rapides que celle des enfants de son âge et, par conséquent, peut se retrouver en avance sur le plan scolaire (souvent moins sur le plan affectif). Curieux insatiable, il peut se réfugier dans les livres et s'éloigner ainsi d'un monde qui ne lui ressemble pas…
Même identifié, il peut désirer se fondre dans la masse ; timide, solitaire, incompris, il dissimule sa souffrance intérieure et ses immenses capacités. Tout en restant « très bon élève » pendant un certain temps…

L'enfant surdoué peut aussi être en échec scolaire, se montrer provocateur ou perturbateur, distrait, brouillon, ne faisant que ce qui l'intéresse. Néanmoins hypersensible, il est de nature anxieuse et commence à présenter des difficultés de comportement et de scolarité. Il peut être curieux, montrer certaines facilités, ce qui déroute les parents et les enseignants qui ne comprennent pas ces paradoxes.
Pour ceux qui préfèrent comprendre les choses en vision d’ensemble et en images, je recommande de parcourir les mind maps du site https://repairage.ch/tag/haut-potentiel/ Extrêmement bien réalisées, ces cartes heuristiques illustrent et résument les fonctionnements émotionnels et cérébraux des enfants et des adultes surdoués.
Il est important de bien comprendre que chaque surdoué est différent, on peut très bien ne pas se reconnaître dans tous les points abordés ci-dessus et être quand même concerné par le sujet !
 


L'importance du diagnostic
 
Tous les spécialistes s’accordent à le dire. Il est fondamental que les personnes surdouées sachent qu’elles le sont (par un moyen ou un autre). Cela permet de :
  • mettre du sens : sur un fonctionnement, sur des émotions, sur une histoire de vie
  • se reconnaître, se comprendre et s’accueillir, profondément, comme on est, avec toutes nos ressources et nos potentiels.
  • éviter les constructions dites en « faux self »(2). Le surdoué qui s’ignore va se débrouiller comme il peut, avec ce qu’il est, pour être « viable » dans son environnement. Pas facile ! Cela peut induire parfois le développement plus ou moins conscient d’une personnalité en « faux self » : le surdoué va renvoyer  une image tronquée de lui-même : un enfant qui se mettra à moins bien travailler pour ne pas se faire remarquer, une ado qui rira trop fort aux  « délires » de ses copines alors qu’elle n’y trouve en réalité aucun intérêt, un adulte qui se contorsionnera pour être « raccord » avec l’esprit de son entreprise quitte à se perdre complètement lui-même… liste qui s’étend à l’infini.
Attention également aux erreurs de diagnostics. Certains professionnels ne sont pas sensibilisés au surdouement ou le rejettent. Il n’est pas rare qu’une personne se voit poser un diagnostic de dépression ou de bipolarité alors qu’elle souffre en réalité de « problèmes de surdoués » ! Les surdoués qui s’ignorent pensent eux-mêmes être « fous » ou ont très peur de le devenir.
 


Je suis surdoué, bonne ou mauvaise nouvelle ?
 
Excellente nouvelle !
Etre surdoué signifie AVANT tout être intelligent, vif, créatif, curieux, drôle, empathique, juste, unique, ayant des multi-potentiels et beaucoup de belles choses encore.
La difficulté des surdoués n’est pas d’être surdoué mais d’évoluer dans un monde qui lui ne l’est pas ! C’est surement le problème de toutes les minorités, comme nous le dit Joseph Schovanec avec humour quand il parle du « non problème » de l’autisme(3).
Bien entendu, le surdouement, comme nous l’avons vu, peut être difficile à vivre. Les principaux motifs de consultations sont : le mal-être existentiel (quête identitaire, peurs, angoisses et débordements émotionnels), les difficultés relationnelles (famille, couple), trouver sa « juste » place dans la société (à l’école, emploi, activités). Mais ces difficultés, quand elles sont bien accompagnées sont loin d’être insurmontables…
 

Une fois que je sais que je suis surdoué, je fais quoi ?
 
Si je vais bien, je profite de la vie et je continue de surfer sur ma vague, de courir sur mon fil, de dessiner mon chemin au fur et à mesure que je vis. Je respecte ma singularité et me sers de mon intelligence et de ma créativité dans mes choix de vie.

Si je ne vais pas bien, je trouve de l’aide ! Je choisis de m’entourer de personnes et de situations qui me font du bien. Je m’éloigne des relations toxiques (attention, les surdoués attirent les manipulateurs !). Je quitte les environnements qui mettent mes ressources et mon atypisme à mal. Je trouve des thérapeutes qui connaissent bien le surdouement et qui me comprennent. Et surtout, je trouve les outils qui vont m’équilibrer : l’aide thérapeutique pour certains, le sport, l’apprentissage de langues, la musique pour d’autres etc…
 

Les surdoués et les approches corporelles
 
Nous l’avons vu, les surdoués ont un fonctionnement à prédominance intellectuelle et émotionnelle. Le corps est souvent le grand absent, suivi de près par l’instant présent (malmené par l’impatience, l’anticipation, l’imaginaire débordant etc.) !
C’est pour cette raison que toutes les approches corporelles ou psychocorporelles sont incroyablement aidantes pour les surdoués (à condition qu’ils trouvent la personne à qui ils décideront de donner leur confiance !). Yoga, shiatsu, acuponcture, réflexologie, massage, et autres méthodes holistiques qui englobent le corps et l’esprit sont à envisager. L’intérêt étant de ne pas passer par la tête, l’analyse, ou la compréhension mais par le corps, les sensations, le ressenti.
Une de ces méthodes s’appelle la somato-psychopédagogie (ou pédagogie perceptive) et est, à mon sens, merveilleusement adaptée aux surdoués. Cet outil, très complet, allie un travail corporel et verbal, et permet à la personne accompagnée d’enrichir son rapport à elle-même  et à son environnement, avec bienveillance et grand respect de sa singularité.
Pour en savoir plus sur cet outil ou pour trouver un praticien, vous pouvez visiter le site de la fédération de la pédagogie perceptive (tous les praticiens ne sont pas répertoriés sur ce site, vous pouvez également vous renseigner par d’autres moyens).
 

Les surdoués et la méditation
 


Demandez à un surdoué de méditer et vous aurez toutes sortes de réactions ! Cela peut aller de l’impatience à la crise d’angoisse en passant par un ennui profond, d’une envie de tout casser, à des pensées et des émotions encore plus envahissantes que d’habitude. Ou alors, c’est tout de suite la magie, la détente absolue, mais c’est plus rare. Dommage car nous savons maintenant, grâces aux recherches scientifiques, que la méditation est THE outil idéal pour apaiser nos tensions, émotions, cerveaux en ébullition etc. C’est pour cela que des professionnels de la méditation et du surdouement ont voulu créer un outil qui permette aux deux de se rencontrer ! Ainsi naquit Silence on bouge ! Une nouvelle façon de méditer, issue de la pédagogie perceptive et des techniques actuelles et traditionnelles de méditation. Silence on bouge ! allie méditation et mouvement, et s’adresse :
  • à ceux qui ont besoin de se détendre ET de bouger,
  • aux actifs (et hypers :)) pour qui se poser rime avec difficulté,
  • aux sensibles qui ne savent plus quoi faire avec leurs émotions,
  • aux surchauffés du cerveau qui ne trouvent pas le bouton pause,
  • aux enfants, adolescents et adultes,
  • à ceux qui pensent que la méditation n’est pas pour eux !
  • aux débutants et ceux qui ont l’habitude de méditer,
  • aux stressés dont la rate commence à frémir,
  • à nous tous quoi !
La méthode est disponible sous forme de méditations audio guidées téléchargeables.
Les méditations abordent des thèmes variés comme les émotions, le rapport à son corps, aux différents rythmes, la confiance, la prise de recul, la bienveillance vis à vis de soi et des autres etc.
Les méditations Silence on bouge ! ont été conçues pour répondre aux besoins des surdoués et leur faciliter l’accès à la méditation. Ces méditations s’adressent aussi à tout le monde, car ce qui est utile à un surdoué est utile à tous (même si l’inverse n’est pas vrai).
Pour tester cet outil, je vous recommande le protocole appelé « Feu d’artifice » (ça vous rappelle quelque chose ?), méditation audio guidée de 10 minutes qui nous propose de « revenir » dans notre corps quand le foisonnement de nos pensées ou notre stress a tendance à nous en éloigner. Vous trouverez « Feu d’artifice » ici : Silence on bouge sur You tube.
Vous pouvez également suivre Silence on bouge ! sur Facebook

Je terminerai cet article avec une petite citation chère à mon cœur, que j’adresse particulièrement aux surdoués qui ne vont pas très bien :
 
« Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse »,
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
 

Bien à vous,
Julie Lassalle




 

Agenda !

- Mars 2017 : Sortie de Silence on bouge ! Méthode de méditation en mouvement.
- Les conférences partout en France organisées par l’ANPEIP
- Les ateliers Amplitude : ateliers de pédagogie perceptive à Betton (35)
- Les ateliers Parents/enfants : ateliers de pédagogie perceptive à Toulouse
- Les conférences partout en France organisées par l’AFEP
- 11-12 Mars et 13-16 juillet : stages de chant/méditation/soin du ventre.
- Février et Mars : les ateliers Bordeaux Tao, à Bordeaux.
- Les ateliers de Cogito’Z, Marseille, Paris, Lyon, Avignon, Nantes.
 

Bibliographie

Abel Abelson, Moi surdoué révolté, journal intime d’un extra-terrestre né sur Terre, 2014
Elsa Autain-Pléros, Je suis précoce, mes parents vont bien, (Chronique sociale, 2013)
Fabrice Bak, La précocité dans tous ses états, (l’Harmattan, 2013)
Cécile Bost, Différence et souffrance de l’adulte surdoué et Surdoués, s’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail (Vuibert, 2011 et 2015)
Allie Brosh, Hyperbole, (Les Arènes, 2014)
Monique de Kermadec, L’adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué, (Albin Michel, 2011)
Claire Grand, Toi qu’on dit « surdoué » et Journal d’un jeune surdoué (l’Harmattan, 2011 et 2012)
Rick Hanson, Le cerveau de Bouddha, (les Arènes, 2011)
Raymonde Hazan, Le secret du surdoué, (HR, 2010)
Mary-Elaine Jacobsen, The gifted adult, (Ballantine Books, 2000)
Hervé Magin, Moi surdoué (e) ?!  (Jouvence, 2010)
Sal Mendaglio, Dabrowski’s Theory of Positive Disintegration, (GPP, 2008)
Béatrice Millêtre, Petit usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués, (Payot, 2007)
Martin Page, Comment je suis devenu stupide, (le dilettante, 2000)
Christelle Petitcollin, Emotions, mode d’emploi, les utiliser de manière positive, (Jouvence, 2003), Je pense trop et Je pense mieux (Guy Trédaniel éditeur, 2010 et 2015)
Josef Schovanec, Je suis à l’est, (Plon, 2012)
Jeanne Siaud Fachin, L’enfant surdoué, Trop intelligent pour être heureux et Comment la méditation a changé ma vie (Odile Jacob, 2002, 2002 et 2012)
Carlos Tinoco, Intelligents, trop intelligents, les surdoués de l’autre côté du miroir, (JC Lattès, 2014)
Jean-Didier Vincent, Pierre-Marie Lledo, Le cerveau sur mesure, (Odile Jacob sciences, 2012)
Donald Winnicott, Processus de maturation chez l'enfant, (Broché, 1974)


© Marie B

En attendant de vous retrouver le mois prochain, je vous souhaite un joli mois de février !

Enthousiastement vôtre,
Aurélie Vaneck

(1) Jeanne Siaud Fachin, Trop intelligent pour être heureux, Editions Odile Jacob, 2002

(2) le terme « self » est la traduction anglaise du « soi ». En psychanalyse il se réfère à la notion de Donald Woods Winnicott qui distingue le vrai du faux self : le vrai self désigne l'image que le sujet se fait de lui-même et qui correspond effectivement à ce qu'il est et perçoit à travers une réaction adaptée. Le faux self désigne une instance qui s'est constituée pour s'adapter à une situation plus ou moins anormale et contraignante. L'image qui est alors en cause est défensive et fonction de réactions inadaptées de l'environnement et est surtout représentative d'un rôle qu'on lui aurait imposé. D. Winnicott, « Distorsion du moi en fonction du vrai et du faux self p121 dans Processus de maturation chez l'enfant, éditions Broché, 1974.

(3) Josef Schovanec, Je suis à l’est, Editions Plon, 2012
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© Figures de France – « Les Enthousiasmes d’Aurélie ! », newsletter mensuelle réalisée par Aurélie Vaneck et Géraldine Dupré.







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