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Newsletter n°10 - Filalo !
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Après 5 jours de voyage au départ de Lecce, où je suis passée par la côte Adriatique, je suis arrivée à Bologne. La dernière nuit à été très froide dans la voiture, à côté de la forteresse de Dozza, village à environ 50 km de Bologne. 
 



Enza Prestia à Bologne

 
A Bologne, j’ai garé la voiture, déchargé mon matériel avec l’aide de mes hôtes. J’ai pris une chambre chez l’habitant pour 5 jours. Nous avons installé mon piano et mes affaires dans ma petite chambre.
A Bologne, je rencontre Enza Prestia du groupe Assurd, composé de Lorella Monti, Cristina Vetrone et Enza Prestia. Elles travaillent ensemble depuis un peu plus de 20 ans. Ainsi qu’avec Enza Pagliara. Elles font un travail sur les musiques de tradition populaire du sud de L’Italie.
Je vais voir Enza chez elle. On enregistre une première interview et quelques chansons au tambourin. Enza est aussi percussionniste. Elle m’invite à rester pour le repas de midi.
Enza dirige un atelier de tambourin/voix à Luminasio, petit village dans la campagne de Bologne, à côté de Marzabotto. Elle m’y invite.
Je rencontre alors Maya, Manu et leur enfants de la Caracola, association culturelle et B&B où a lieu l’atelier. Ils m’hébergent pour une nuit.
On passe la soirée ensemble et le lendemain on prend des photos avec la 2CV, starlette sur le pré.
La 2CV aura eu la côte jusqu’au bout, elle est peut-être finalement la chanteuse que j’ai le plus entendue de mon voyage, celle qui a été le plus prise en photo et tout le monde veut rencontrer Benoit Bouchier l'ingénieux qui a mené ce chantier et qui a tout appris à sa fille...
 

Véronique et Alessandro à Florence

 
Le lendemain je pars pour Florence. Je retrouve Véronique et Alessandro, qui habitent à côté de Florence. Je vais me reposer quelques jours chez mes amis.
Véronique me donne l’idée d’aller voir l’Istituto Ernesto de Martino à Sesto Fiorentino, lieu d’archives et bibliothèque de chants de travail et de révoltes.
Je rencontre Stefano Arrighetti Président de l’institut qui me présente toute l’équipe bénévole et me souhaite la bienvenue. Je vois toutes ces pellicules d’enregistrements qu’ils sont en train de digitaliser. J’ai envie d’y rester des jours pour écouter.
Je rencontre aussi Rachel, jeune américaine, qui fait sa thèse de doctorat sur les chants de travail italiens. Nous échangeons beaucoup.
Véronique et Alessandro m’accueillent pour une semaine, ils travaillent en ce moment avec la Pergola, théâtre de Florence, sur leur dernière création « Happy Birthday Mr. Marley », travail dédié à l’œuvre de Bob Marley. J’assiste à une répétition où Véronique, accompagnée de Guido, guitariste, chante et raconte les chansons et le parcours de Bob Marley.
Alessandro m’emmène chez son ami Giorgio pour la cueillette des olives.
Je pense aux chants qui sont nés de ce travail.
Puis je laisse la 2CV chez Véronique et Alessandro pour aller à Rome où j’ai rendez-vous avec Giovanna Marini. Mon dernier rendez-vous de ces 5 mois de voyage.

Giovanna Marini à Rome
 

Je vais à Rome en train, j’ai réservé une chambre chez l’habitant.
Giovanna joue au Théâtre India son dernier spectacle Sono Pasolini, accompagnée de son chœur.  Elle m’invite à venir le voir.
J’arrive à Rome et le soir même, je retrouve Manuela et Marc-René de Montalembert et leurs deux amies au théâtre. Nous allons voir ensemble le spectacle puis ils m’invitent à manger dans une très bonne pizzeria.
C’est l’occasion de leur raconter mon voyage.
Après le spectacle je rencontre Giovanna Marini dans sa loge, et nous confirmons le rendez-vous.
J’ai rendez-vous avec elle le 3 novembre dans le petit café de Rosa devant son école populaire de musique Testaccio logée dans les anciens abattoirs de Rome.
Giovanna me parle de cette musique que l’on appelait « populaire ».  Je n’ai pas vraiment le temps de lui poser des questions, mais je n’ai pas vraiment besoin non plus. Elle a beaucoup de choses à raconter.
Elle est une Maestra.
Puis nous allons à son cours intitulé « les modes des chants de travail » où elle dirige son chœur et travaille un répertoire de chants italiens de tradition orale.
Là aussi j’enregistre.
Ce rendez-vous du 3 novembre, était fixé depuis le mois de juin et il est le dernier de ce voyage. Ce qu’apporte Giovanna Marini à ma recherche est une clef essentielle de compréhension et d’interprétation de ces 5 mois de rencontre et d’écoute de ces musiques de tradition orale. 
 
Je suis rentrée à Florence aujourd’hui où j’ai quitté mes amis. J’ai repris la route tranquillement pour rentrer à Marseille.
Il me reste 600 km et deux jours de voyage.
A Marseille, je vais enregistrer Diana Barzeva et Kalliroi Raouzeou.
Mais avant, je pars à Bruxelles pour finir le travail avec Irina Zhekova…


Merci à la Fondation Marc de Montalembert,
Merci à 2CV Méhari Club de Cassis pour son sponsor,
Merci à vous d'avoir suivi mes péripéties.
Et ce n'est pas fini…!

 
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