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La lettre du Centre d'études en
sciences sociales du religieux (CéSor)

avril 2016

Le CéSor en publications

La invención social de la Iglesia en la Edad Media

Dominique Iogna-Prat

Comment définir le terme « Église » dans le long temps de l’Histoire ? Et surtout comment le faire dans la perspective des sciences sociales ? Le parcours proposé dans ce livre a pour but de reconstituer l’histoire d’une construction polysémique, la genèse d’un champ lexical en croissance continue depuis la « secte » des origines jusqu’à la globalité atteinte à l’âge classique – quand chez Kant, par exemple, la « véritable Église » est devenue la figure de l’universel –, en passant par la transformation de la « chrétienté », au sens de communauté des disciples du Christ, en la « Chrétienté », structure géo-politique à vocation universelle. On cherche à comprendre comment la confusion médiévale entre « Église » et « société » permet, au XIXe siècle, à la fois au catholicisme réactionnaire de juger l’Église comme la seule « société complète », et à la première tradition sociologique de faire de l’Église le type-idéal de la communauté.
Buenos Aires, Mino y Davila, 2015

Faiseurs d'histoire. Pour une histoire indisciplinée

Philippe Gumplowicz
Alain Rauwel
Philippe Salvadori
Postface de Pierre Lassave

Il n’est plus possible de donner foi au mythe du savant qui, au moment de se mettre au travail, abandonnerait tout de ses attaches, de ses passions, de ses antipathies. Chacun reconnaît aujourd’hui qu’en sciences humaines, précisément parce qu’elles sont humaines, la personnalité et le destin du chercheur sont tout sauf indifférents. C’est sans doute plus vrai encore quand il s’agit d’histoire. Une douzaine d’historiens de France et d’ailleurs s’interrogent ici sur le rapport entre leurs histoires personnelles et la « grande » histoire qu’ils écrivent. On ne saurait imaginer une communauté plus diverse par les origines, les âges, la formation, les objets d’études… Mais tous se sont prêtés au jeu en revenant sur les chemins de l’intelligence et du cœur qu’ils ont parcourus pour devenir les chercheurs qu’ils sont. 
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De la religion en prison 

Céline Béraud
Claire de Galembert
Corinne Rostaing

Cette recherche sociologique, basée sur deux ans d’enquête de terrain au sein des prisons françaises, englobe toutes les religions et se décentre du versant le plus exceptionnel ou spectaculaire du religieux pour embrasser ses manifestations ordinaires. Elle met au jour la façon dont l’administration gère les cultes. Elle donne des clés pour comprendre la façon dont les personnes détenues mobilisent – ou non – la religion et les rôles que peuvent tenir les aumôniers en la matière.

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 L'événement du mois


64e Semaine de Spolète - (31 mars - 6 avril 2016)

 
 
Les Settimane di Spoleto (Semaines de Spolète) ont été fondées en 1952 dans le but de réunir dans cette jolie ville d’Ombrie la fine fleur des spécialistes du haut Moyen Âge pendant une semaine autour d’un thème choisi pour son ampleur problématique et sa richesse historiographique. Les volumes d’actes, qui paraissent généralement un an après la rencontre, constituent ensuite l’ouvrage de référence sur le sujet en question. Les Settimane ne sont pas si âgées mais, à l’époque des grandes messes internationales planétaires (pour les médiévistes Kalamazoo et Leeds), elles passent pour une dame respectable. Respectable, mais toujours alerte !
Il y a très exactement soixante ans, du 8 au 14 avril 1956, se tenait la quatrième Settimana consacrée au « monachisme au haut Moyen Âge » considéré du point de vue de la « formation de la civilisation occidentale ». Depuis lors, le monachisme n’a plus jamais été le thème central des Settimane, même si la question des moines est ensuite abordée latéralement à de nombreuses reprises, par exemple dans la Settimana de 1999 consacrée au féodalisme. En 1956, le monachisme bénédictin représenté par des savants de renom (Dom Philibert Schmitz, Kassius Hallinger et Jean Leclercq) se taille la part du lion. Aux côtés de l’élite érudite bénédictine, Jean-François Lemarignier, à l’étude des « Structures monastiques et structures politiques dans la France du Xe et du début du XIe siècle », mêle certes une autre voix appelée à faire école en matière d’histoire sociale. Mais les préoccupations les plus largement partagées par les congressistes de 1956 vont à une histoire étroitement religieuse. Cela d’autant plus, qu’à quelques années de la convocation du Concile Vatican II (1962-1965), les moines sont actifs sur le front ecclésiologique pour faire valoir le poids à long terme de la théologie de la vie monastique dans l’émergence et le développement d’une communion hiérarchique. À l’image de dom Jean Leclercq, mais plus encore des dominicains de l’École du Saulchoir, spécialement Marie-Dominique Chenu et Yves Congar, l’histoire des communautés monastiques du passé est alors convoquée pour réformer l’Église contemporaine. Soixante ans plus tard, les moines savants ont pour la plupart disparu des réunions académiques parce que les communautés peinent désormais à recruter. Le monachisme est largement devenu l’affaire de laïcs tenants de conceptions déconfessionnalisées d’une histoire avant tout sociale, organisée autour d’axes de recherche pour la plupart ignorés en 1956 : le travail et l’économie, l’architecture, la construction et l’organisation spatiale des communautés, le tout à l’horizon pluriel des monachismes d’Occident et d’Orient. Une pareille évolution des perspectives et des problématiques explique, qu’aux questions relatives à la théologie de la vie monastique portées par les bénédictins savants des années 1950-1960 pris dans les nécessités de discuter des configurations de l’Église du passé pour élaborer un schéma d’Église au présent, se soit substituée une autre conception de l’ecclésiologie comme discours historique sur l’Église, le recours à la notion d’ecclésiologie monastique ayant pour objet essentiel de mettre en valeur le fait que l’histoire du monachisme au haut Moyen Âge est porteuse d’une mutation sociale lente et profonde, laquelle est une affaire d’Église au sens où l’Église est la seule institution englobante à même de dessiner les contours de la société chrétienne.
Deux membres du CéSor, Dominique Iogna-Prat et Filippo Ronconi, participent à la Settimana de cette année.

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Focus

 

Groupe de Recherche International du CNRS Socio-anthropologie des judaïsmes (GDRI SAJ)

 
Depuis 2014, le CéSor est impliqué dans le Groupe de Recherche International du CNRS Socio-anthropologie des Judaïsmes (GDRI-SAJ) coordonné par Chantal Bordes-Benayoun, directrice de recherches au CNRS (LISST-Toulouse).
Le projet de constituer un tel réseau a émergé à la fin de l’année 2010, à la suite d’un colloque international organisé par le LISST-Centre d’Anthropologie Sociale de Toulouse regroupant plus d’une trentaine de chercheurs (sociologues et anthropologues pour la plupart) spécialisés dans l’étude du fait juif. Le constat qui s’imposait alors était que, s’il existait de nombreux travaux de qualité sur le judaïsme contemporain et si les échanges interpersonnels entre chercheurs étaient nombreux, ce champ de recherche n’en souffrait pas moins d’un manque de structuration, les chercheurs étant souvent dispersés dans différents centres et ne disposant pas de réels lieux d’échanges intellectuels.
L’objectif de ce GDRI était donc de susciter des collaborations nationales et internationales entre chercheurs travaillant sur le fait juif contemporain, d’organiser des rencontres régulières (sous forme de colloques ou de journées d’études) et de faciliter la publication des travaux les plus significatifs émergeant de ces rencontres. Il s’agissait par ailleurs de défendre une posture épistémologique qui vise à inscrire les recherches sur le fait juif dans le cadre plus large des sciences sociales, rompant avec un certain enclavement des « études juives ».
Le réseau fédère neuf centres de recherche en France et à l’étranger auxquels s’ajoutent une quinzaine de chercheurs affiliés à titre individuel. Parmi les centres français figurent le LISST-Centre d’Anthropologie Sociale à Toulouse, qui assure la gestion du réseau, le laboratoire Migrinter à Poitiers, le Centre de Recherche Français de Jérusalem et le CéSor. À cela s’ajoutent l’Institut religions, cultures, modernité de l’Université de Lausanne, le Dipartimento di Studi sull'Asia e sull'Africa Mediterranea de l’Université Ca'Foscari de Venise, le département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal, le Hadassah-Brandeis Institute de l’Université de Brandeis et l’Université Hébraïque de Jérusalem.
Le GDRI-SAJ fonctionne depuis maintenant un peu plus de deux ans et se terminera à la fin de l’année 2017. Il a d’ores et déjà permis d’organiser quatre colloques internationaux. Le premier s’est tenu à Toulouse en mars 2014 avec pour thème « Les espaces de la diaspora. Centralités et fidélités multiples ». Le deuxième s’est tenu à Montréal en octobre de la même année autour des migrations juives. Un troisième a eu lieu à Jérusalem en juin 2015 avec pour titre « Genre, Familles, et Transmission ». Le quatrième s’est tenu ce mois de mars 2016 à Venise en ouverture des célébrations du 500e anniversaire du ghetto. Un cinquième devrait enfin avoir lieu dans le courant de l’année 2017 à l’Université de Lausanne.
Le GDRI cherche également à favoriser l’émergence de nouvelles recherches, en offrant la possibilité aux jeunes chercheurs de présenter leurs travaux. Le CéSor a ainsi accueilli en mars 2015 à Paris une journée des doctorants et des post-doctorants en sciences sociales du judaïsme, expérience qui sera reconduite en 2017.
Enfin, Rita Hermont-Belot, Chantal Bordes-Benayoun et Sébastien Tank ont ouvert cette année un séminaire de l’EHESS consacré à la sociologie des judaïsmes contemporains qui se tient au 105 boulevard Raspail le premiers mardi de chaque mois. Ce séminaire a été inauguré par une conférence exceptionnelle de la sociologue américaine Sylvia Barck-Fishman (Université de Brandeis) intitulée « Where we live: Diverse faces of contemporary Jewish families ».
La fécondité intellectuelle et scientifique d’un réseau comme le GDRI-SAJ tient autant à la possibilité d’organiser des rencontres scientifiques régulières en faisant venir des collègues étrangers en France ou en permettant aux chercheurs français de se rendre à l’étranger, qu’à sa capacité de susciter des collaborations transversales et décentralisées entre les chercheurs. En témoignent les différents projets éditoriaux en cours d’élaboration, dont les plus aboutis paraîtront dans un prochain numéro de la revue Diasporas et sous la forme d’un ouvrage collectif en anglais.

Les Débats du CéSor

Jeudi 14 avril 2016 17h30 - 19h30

salle 123 - 1er étage (EPHE) 190-198 avenue de France 75013 Paris

Débat consacré à l’ouvrage « Blasfemia, diritti e libertà. Una discussione dopo le stragi di Parigi »

En présence des auteurs :

Alberto Melloni, Professeur ordinaire, Université de Modena-Reggio, Directeur de la Fondation Giovanni XXIII pour les Sciences Religieuses, Bologne, Titulaire de la Chaire de l'UNESCO sur le pluralisme religieux et la paix à l'Université de Bologne
Marie Levant, Docteure en histoire contemporaine, Chercheure post-doc, Fondation Giovanni XXIII pour les Sciences Religieuses, Bologne

Discutants : Nicolas Balzamo, Chercheur post-doc, Fond National Suisse de la recherche scientifique, Université de Neuchâtel
Elisabeth Claverie, Directrice de recherche (CNRS-ISP-Paris X Nanterre)
Gilles Ferragu, Maître de conférence (Paris X Nanterre-Sciences po Paris)
Jean-Marc Ticchi, Chercheur associé (CéSor-CNRS-EHESS)

Réservation indispensable :

Eventbrite - Les Débats du CéSor-EHESS, jeudi 14 avril 2016

Une pièce d'identité vous sera demandée à l’entrée

Arrivée au CéSor

 

Membres associés 


Bernard Godard 


Bernard Godard, titulaire d’un master professionnel « Sciences des religions et société » de l’IESR/EPHE (2013) et d’un diplôme de langues orientales (arabe- persan) (1985), a été fonctionnaire du ministère de l’Intérieur où il a été chargé des relations avec le culte musulman, d’abord en cabinet ministériel (1997-2002), puis au sein du bureau central des cultes. Parallèlement, il a poursuivi une activité d’écriture liée à sa formation en sociologie (licence de sociologie en 1973 à l’Université de Toulouse Le Mirail). Il a participé à plusieurs ouvrages sur l’islam en Europe ou  le développement de l’islamisme dans le monde. Il publié en 2007 avec Sylvie Taussig Les musulmans en France. Courants, institutions et communauté (Robert Laffont)  et en 2015 La question musulmane (Fayard).
Dans le cadre du CéSor, il coordonne le projet « minorités musulmanes » au sein du programme Minorel.
 

Membres associés étrangers

 

Fernando Matamoros Ponce

Professeur-chercheur en sociologie au Mexique à l’Instituto de Ciencias Sociales y Humanidades de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla (ICSyH-BUAP). Au Mexique, depuis 2004, il est membre du Système National des Chercheurs (SNI). En 2003, il a été « Correspondant étranger au Mexique » du Centre d’Études Interdisciplinaires des Faits Religieux (CEIFR-EHESS). Sa thèse doctorale à l’EHESS, La pensée coloniale. Découverte, conquête et guerre des dieux au Mexique, fut publiée en 2007 chez Syllepse, Paris (Version augmentée 2016, publiée par l’UV et l’ICSyH-BUAP). Ses recherches portent sur : « Théorie critique et sujet social » ; « Subjectivité, religion et utopie dans les représentations politiques et artistiques » ; « Violence, état d’exception et métaphysiques de l’espoir ». Parmi ses publications : (1998) Mémoire et utopie au Mexique. Mythes, traditions et imaginaires dans la genèse du néozapatisme, Paris, Syllepse (Trad. 2005, UV-ICSyH-BUAP (avec une réédition -2009- par Herramienta, Buenos Aires) ; Coauteur avec Sylvie Bosserelle (2005), Mexique : vision de l’empire des Dieux, Paris, Hermé ; « Imaginaire et religiosité dans la crise du politique » (2012), in Néozapatisme. Échos et Traces des Révoltes Indigènes, Syllepse, Paris (Trad. italiano par Ed.it) ; « Entre redención y utopía, el tiempo mesiánico. Consideraciones materialistas de la historia de Walter Benjamin y Siegfried Kracauer », in Herramienta 43, Buenos Aires ; (2008), “Signos secretos de la fotografía en movimiento y sueño”, in Memorial de agravios, Oaxaca 2006, Marabú; (2007), « Solidaridad con la caída de la metafísica: negatividad y esperanza” in Negatividad y revolución; Theodor W. Adorno y la Política, Herramienta (Trad. en anglais Ed. Pluto et en Turque Ed. Otonom Yayıncılık) ; (2014), « La parole en marche : de l’émergence zapatiste à l’Escuelita », in Alternatives Sud, Paris-Bruxelles, Syllepse-CETRI.

L'activité des doctorants

Le séminaire des doctorants



11 avril 2016 - 17h30 à 19h00 - 10 rue Monsieur-le-Prince - 75006 Paris
salle Alphonse Dupront

Leo Botton (Doctorant, CéSor, EHESS) :
« La problématique de l’herméneutique du sujet : Voie vers une histoire des pratiques de soi ? »

Programme annuel du séminaire

 

Appel à communication. Voyage vers le même. Réflexions sur l’« ethnographie chez soi » en sciences sociales des religions

 

Longtemps, l’anthropologie s’est pensée comme étude de l’Autre. Au début du XXe siècle, quand l’« Homme » s’est vu érigé en objet de science, les premiers anthropologues pensaient qu’il fallait partir loin de sa propre culture pour l’étudier. La recherche ethnographique a ainsi été conçue comme indissociable de l’extériorité du chercheur face à son objet. Cette « tradition » du terrain ethnographique comme « voyage physique et symbolique » se retrouve aujourd’hui dans l’idée que pour comprendre un objet, il faut y être extérieur ; que le chercheur reste un homme, et qu’il ne saurait affranchir son regard scientifique du conditionnement de la culture qui l’a socialisé, lui. Ainsi, l’extériorité culturelle vis-à-vis de l’objet d’enquête serait un gage de scientificité. Au point qu’elle en devienne presque un prérequis, en particulier dans une tradition de recherche française craignant toute forme de collusion, chez le chercheur, entre son « appartenance religieuse » et sa « raison scientifique ».

Et pourtant. L’extériorité culturelle et religieuse est-elle réellement garante de l’objectivité du chercheur quant à son objet, et de sa réflexivité quant à sa propre position ? Quels peuvent être au contraire les avantages de la « proximité » du chercheur avec son propre terrain, pourvu que le recul scientifique soit mis en place et la réflexivité permanente ? On sait que parmi les fondateurs de la sociologie des religions, beaucoup ont d’abord été dans l’Église avant d’en devenir des observateurs éclairés.

Cette journée d’étude se penchera sur la question des apports possibles de « l’auto ethnographie » ou de « l’ethnographie chez soi » pour la recherche qualitative anthropologique et sociologique contemporaine. Quels atouts et quelles difficultés heuristiques, théoriques, éthiques et épistémologiques, présente la position de « scholar practitionnar » ou de « chercheur engagé » dans son objet de recherche, et engagé notamment dans la religion qu’il étudie ?

La journée d’étude favorisera la diversité des terrains, des perspectives disciplinaires et des approches théoriques.

Les propositions de communications sont invitées à se focaliser sur l’un des axes suivants :

​1 - ​Enquêter sur son milieu d’origine

​2 - ​Enquêter sur un milieu dans lequel on s’est engagé

​3 - Enquêter sur un milieu que l’on a quitté

​4 - Enjeux théoriques et épistémologiques de l’auto-ethnographie


Date et lieu de la journée d’étude

Le 13 juin 2016 au 190-198, avenue de France 75244 Paris cedex 13


Comité scientifique et organisateur 

Pamela Millet Mouity doctorante en Sociologie du religieux, EHESS-CéSor

Mira Niculescu doctorante en Sociologie du religieux, EHESS-CéSor


Modalités de soumission 

Merci d’envoyer vos propositions de communications avant le 30 avril 2016 à :

Pamela.laureine@ehess.fr et mira.niculescu@ehess.fr


Merci d’indiquer en titre du mail « Journée d’études : voyage vers le même ».


Les propositions peuvent atteindre 3000 signes et comprendront : le titre de la communication, 5 mots clefs, les nom, prénom et rattachement du ou des auteur(e)(s), ainsi que les coordonnées électroniques et une courte présentation biographique.




CéSor | 10, rue Monsieur le Prince 75006 Paris

EHESS - CNRS UMR 8216 






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CéSor · 10 rue Monsieur le Prince · Paris 75006 · France

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