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La lettre du Centre d'études en
sciences sociales du religieux (CéSor)

 Décembre 2015

Le CéSor en publications

La liturgie catholique

Quarante ans de pratiques en France

Nicolas de Bremond d’Ars

Ce livre est le premier ouvrage d’ensemble sur la pratique liturgique catholique après Vatican II, dans le contexte français. L’auteur propose déjà un inventaire précis des différentes liturgies auxquelles les fidèles ont accès dans les églises paroissiales ou cathédrales. Il analyse ensuite la liturgie en tant que dispositif d’organisation des relations entre les individus et l’ensemble du groupe ecclésial.

Avec une préface de Danièle Hervieu-Léger.

2015, Presses universitaires de Rennes, Collection : « Sciences des religions » .

Métamorphoses catholiques

Acteurs, enjeux et mobilisations depuis le mariage pour tous

Édité par Céline Béraud, Philippe Portier 

Loin d'être un épiphénomène, la mobilisation lors du mariage pour tous reflète bien la mutation dont le monde catholique a fait preuve depuis quelques années : des actions visibles et nombreuses (interventions spectaculaires lors de pièces de théâtre, défilés ou prières devant les hôpitaux pour alerter sur l'IVG…) et des acteurs plus nombreux, plus médiatiques et plus radicaux.

L'ouvrage décortique ce « renouveau catholique » – qui n’est pas un accroissement de la population catholique ni de la fréquentation des églises – pour nous livrer une analyse fine et actuelle des catholiques aujourd’hui.

Il s’agit principalement pour les auteurs d’examiner les nouvelles formes de mobilisation autour de thèmes tels que les questions liées au vivant (de ses débuts à sa fin), au sexe et au genre, la contraception, l’institutionnalisation des couples de même sexe par le droit au mariage et l’adoption, les formes de procréation médicalement assistées, la bioéthique, la question du mariage gay ou encore l’homoparentalité.

2015, Editions de la maison des sciences de l'homme

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Afro-patrimoines

Culture afro-brésilienne et dynamiques patrimoniales

Sous la direction de Stefania Capone et Mariana Ramos de Morais.

Ce volume propose un état des lieux des recherches menées au Brésil sur les processus de patrimonialisation de la « culture afro-brésilienne » concernant, entre autres, les religions afro-brésiliennes, les manifestations liées au catholicisme noir (tambor de crioula, jongo), la cuisine afro-brésilienne liée au candomblé et les « territoires noirs » (communautés remanescentes de quilombos, quilombos urbains), ainsi que leur impact sur la mise en tourisme de la mémoire de l’esclavage à Rio de Janeiro et sur le tourisme ethnique ou « des racines » à Cachoeira (Bahia). Son ambition est de montrer la diversité des dynamiques patrimoniales qui sous-tendent la création d’un patrimoine culturel afro-brésilien, tout en la reliant à une réflexion plus large sur les dispositifs patrimoniaux au niveau global.

Le Brésil constitue un cas exemplaire de la complexité du dispositif patrimonial, qui inclut différents niveaux de patrimonialisation (municipalités, États, Gouvernement fédéral, instances internationales). Dans le cas du patrimoine culturel afro-brésilien, les deux modalités de sauvegarde – biens matériels et immatériels – s’articulent, montrant souvent les limites et les tensions inhérentes aux processus de patrimonialisation, directement influencés par les politiques raciales en vigueur.

Les Carnets du Lahic 11, Lahic / DPRPS-Direction générale des patrimoines, 2015.

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Le religieux sur Internet 

Sous la direction de Fabienne Duteil-Ogata, Isabelle Jonveaux, Liliane Kuczynski et Sophie Nizard 

Le religieux sur Internet est devenu un sujet majeur d’actualité, dont la presse se fait largement l’écho aujourd’hui. La multiplication des sites et blogs religieux – toutes religions confondues – le développement des rituels en ligne, la fragmentation des messages et des usages contribuent à redéfinir les conceptions traditionnelles du temps et de l’espace, les rapports entre centre et périphéries et les relations de pouvoir, d’autorité et de genre. De même, les pratiques et les identités religieuses ainsi que la notion même de communauté se recomposent sans cesse sous l’effet de l’avènement du numérique dans la sphère religieuse. Ce livre se propose d’évaluer et d’analyser ces transformations dans divers contextes géoculturels et religieux en multipliant les approches disciplinaires. Il s’agit du premier ouvrage en français sur ce thème.

Ont collaboré à cet ouvrage :

Constance Arminjon, Julien Bondaz, Heidi A. Campbell, Andrea Catellani, David Douyère, Fabienne Duteil-Ogata, Isabelle Jonveaux, André Julliard, Pierre-Yves Kirschleger, Oliver Krüger, Liliane Kuczynski, Pascal Lardellier, Mia Lövheim, Damien Mottier, Mira Niculescu, Sophie Nizard, Lionel Obadia, Laurence Podselver, Chrystal Vanel, Selami Varlik. 
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Focus

Sur l’histoire des sciences sociales du religieux

 
L’histoire des sciences sociales du religieux est de fait inhérente à l’enseignement de chacune de leurs disciplines. Point de bon manuel de sociologie, d’histoire ou d’anthropologie des religions qui ne fasse défiler précurseurs, fondateurs et successeurs aux côtés des « ismes » qui fixent les paradigmes successifs. 

Pourtant, l’appropriation problématique de l’objet religieux au sein de la sociologie ainsi que les échanges et porosités que ce dernier suscite entre les sciences de la culture invitent à la réflexion épistémologique. La conjoncture actuelle de commémorations comme le centenaire des Formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim en 2012 ou l’anniversaire de la création de l’EHESS en 2015 et la disparition récente des fondateurs des Archives de sciences sociales des religions (Jacques Maître en 2013, Émile Poulat en 2014), poussent en outre à un regard rétrospectif sur les figures qui forment un héritage. La perspective de regroupement à terme des savoirs et institutions de notre domaine sur le site du Campus Condorcet avec son Grand Équipement Documentaire incite pour finir à l’engagement d’actions concrètes de sauvegarde des archives de recherche et fonds de bibliothèques.

Face à ces questions et échéances, le CéSor a pris l’initiative de définir un axe de travail explicitement dédié à l’histoire des savoirs et disciplines qui depuis le XIXe siècle se sont forgés autour du fait religieux. Au centre de cet axe se trouve l’épopée du Groupe de sociologie des religions, jeune équipe de recherche au sein du Centre d’études sociologiques du CNRS qui dans les années 1950 a refondé la « sociologie religieuse » dans la droite ligne du projet durkheimien. En ces années d’après-guerre et de modernisation du pays, rien pourtant ne destinait la sociologie à se faire l’agent de la réintégration de l’objet religieux dans les sciences sociales. Certes Durkheim avait défini la religion comme matrice culturelle des sociétés, mais la séparation des Églises et de l’État ainsi que la fin imminente des confessions auguraient mal d’un tel projet. Le regard rétrospectif à base d’archives semble de nature à expliquer le fait que, partie d’une poignée marginale de chercheurs, la sociologie des religions soit aujourd’hui une des armatures, avec l’histoire et l’anthropologie, de deux laboratoires actifs (GSRL à l’EPHE et CéSor à l’EHESS) associés à la revue Archives de sciences sociales des religions. L’influence des « chrétiens de gauche » dans la haute administration de la Reconstruction, la reconversion savante de clercs en rupture de ban, la refondation disciplinaire autour de Max Weber, forment les ingrédients d’une dynamique ininterrompue d’enquêtes sur les formes religieuses dans le monde. Mouvement qui résistera aux diverses remises en cause de l’objet et dont les successeurs assureront la transmission au moment où, à partir des années 1990, la question religieuse refait surface dans l’espace public. 

Le recueil et le classement des fonds du GSR dans la perspective Condorcet s’inscrit donc dans une entreprise collective de « biographies croisées » de ses pionniers (Le Bras, Desroche, Isambert, Poulat, Maître, Séguy). Initiative expérimentale qui met à l’épreuve tant les relations variables entre biographes et biographiés que le rapport aux sources et aux temps d’hier et d’aujourd’hui. Une rubrique spéciale du site électronique de la revue Archives accompagne ce travail.

À cet atelier lancé en 2014, sont associées diverses initiatives mémorielles et réflexives qui concernent les disciplines, les courants et les figures du domaine élargi dessiné par le Dictionnaire des faits religieux (2010). On en trouve les premiers échos dans la rubrique « Atelier des sciences sociales du religieux » du Bulletin bibliographique des Archives et dans certains dossiers thématiques de la revue : sur les parcours de l’anthropologue Vittorio Lanternari (1918-2010), des philosophes Leszlek Kolakowski (1927-2009), Edmond Ortigues (1917-2005), sur l’enquête « pèlerinages » pilotée par l’historien Alphonse Dupront (1905-1990), sur la Fable mystique de Michel de Certeau (1925-1986). 

Outre ces publications au fil des rubriques, un début de séminaire s’installe sur le thème généalogique, avec pour l’année 2015-2016 quelques premières séances : sur Serge Bonnet (1924-) et la « religion populaire », sur les relations entre Roger Bastide (1898-1974) et Henri Desroche (1914-1994). Un projet d’élargissement est à l’étude pour les années à venir.

Cet axe de travail mobilise notamment Matthieu Béra, Céline Béraud, Jean-François Bert, Stefania Capone, Guillaume Cuchet, Pierre-Antoine Fabre, Frédéric Gugelot, Danièle Hervieu-Léger, Dominique Iogna-Prat, Dominique Julia, Claude Langlois, André Mary, Brigitte Mazon, Denis Pelletier, Yann Potin, Yvon Tranvouez, François Trémolières, Isabelle Weiland. D’autres enseignants-chercheurs, statutaires ou doctorants, sont invités à le rejoindre et peuvent soumettre d’ores et déjà leur projet à Pierre Lassave (pierre.lassave@orange.fr) qui coordonne l’axe.
(voir ci-dessous la présentation de la journée du 14 décembre 2015)

 L'événement du mois

 

Journée d’étude du lundi 14 décembre 2015  


Archive (s) et recherche en sociologie des religions II : biographies croisées 

 

Archives Nationales, Pierrefitte-sur-Seine

 
Cette journée d’étude fait suite à celle du 10 décembre 2014, « Archive(s) et recherche en sociologie des religions » tenue dans le même lieu (voir ici). Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration du quarantième anniversaire de la création de l’École des hautes études en sciences sociales.
Son objet consiste à faire un premier point sur le travail biographique engagé diversement sur six membres pionniers du Groupe de sociologie des religions (GSR) : Gabriel Le Bras (1891-1970), Henri Desroche (1914-1994), Émile Poulat (1920-2014), François-André Isambert (1924), Jacques Maître (1925-2013) et Jean Séguy (1925-2007). Autant d’itinéraires savants issus de la refondation de la sociologie française après la seconde guerre mondiale. Des chemins marqués à l’origine par la reformulation sociologique de l’objet religieux puis qui ont suivi chacun leur propre ligne de pente. L’héritage multiple qu’ils laissent aujourd’hui, notamment à travers la revue Archives des sciences sociales des religions, interroge autant leur communauté que leur disparité de destins.
Leur approche biographique vise non seulement à associer les vies et les œuvres dans des contextes politiques et académiques évolutifs qu’à expliciter les rapports d’affiliation ou de confrontation entre les biographes et leurs sujets. Réflexion qui ne peut manquer de rencontrer celle sur les sources orales et textuelles, publiques et privées, qui forment la matière des reconstructions narratives.

Programme


9 h 30. Mot d’accueil
Emmanuelle Giry, Archives Nationales, Département de l’Éducation, de la Culture et des Affaires sociales

10 h 00. Sociologue malgré lui : Gabriel Le Bras
Yann Potin, Archives Nationales, Département de l’Éducation, de la Culture et des Affaires sociales
Pause café

11 h 00. L’institution au cœur : Émile Poulat
Yvon Tranvouez, Centre de recherche bretonne et celtique (UBO)

11 h 30. Le compromis impossible : Jean Séguy
Danièle Hervieu-Léger, Centre d’études en sciences sociales du religieux (CéSor, EHESS-CNRS)
Pause repas

14 h 00. Ruptures en écritures : Henri Desroche
André Mary, Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (Lahic, EHESS-CNRS)

14 h 30. Fragments et fondements : François-André Isambert
Pierre Lassave, (CéSor, Archives de sciences sociales des religions)

15 h 00. Table ronde : Temps biographique, vies savantes et carrières intellectuelles
Animation : Céline Béraud (Institut Universitaire de France)
Intervenants : Nicolas Adell (Centre d’anthropologie sociale, Université de Toulouse) responsable du programme « Vies savantes » (ANR) ; Jean-Philippe Bouilloud (École Supérieure de Commerce Paris Europe) auteur de Devenir sociologue (2009) ; Anne Collinot (Centre Koyré, EHESS-CNRS), animatrice du séminaire sur les enquêtes biographiques en milieu scientifique.

16 h 30. Réflexions finales et ouvertures : Daniel Fabre, directeur du Lahic (EHESS-CNRS)

La présidence de la journée sera assurée par Dominique Iogna-Prat, directeur du CéSor (EHESS-CNRS)

Les Débats du CéSor

 

 

jeudi 17 décembre, 17h30 - 19h30

10 rue Monsieur le Prince 75006 Paris

(Salle Alphonse Dupront)

Le débat sera consacré au dernier ouvrage de Paolo Odorico :

Kékauménos, Conseils et récits d’un gentilhomme byzantin, Traduit du grec et présenté par Paolo Odorico, Editions Anarcharsis, 2015

Le débat sera animé par Dan Muresan (Sous réserve)

Ouvrage unique dans la littérature millénaire de l’Empire grec de Byzance, les Conseils et récits du général en retraite Kékauménos, rédigés à la fin du XIe siècle, nous font pénétrer l’intérieur d’un monde insoupçonné. 

Avec ce recueil de sagesse mêlant une tradition immémoriale et ses propres expériences dans l’armée, au palais ou sur ses terres, agrémenté d’anecdotes imagées puisées aux quatre coins de l’Empire, Kékauménos compose un traité de vie politique pratique. Le résultat est stupéfiant. 

On y découvre comment la dissimulation, le subterfuge, les alliances précaires, la concurrence généralisée, la méfiance universelle et une conduite finalement pragmatique font contrepoids à l’absolutisme théocratique de l’Empire byzantin. 

Réservation indispensable sur : http://cesordeb2.eventbrite.fr

Les conférences du Campus Condorcet


Lundi 14 Décembre 2015, 19h

 

La commune - Centre dramatique national d'Aubervilliers
2 rue Édouard Poisson, 93300 Aubervilliers 

Cycle Mondes réels mondes virtuels — Du chamanisme aux réseaux sociaux

Le nouveau « front » audiovisuel de l’islam radical : la banalisation du martyre, Farhad Khosrokhavar et Cécile Boëx

 
Il s’agira d’esquisser les contours des différentes stratégies de la propagande audiovisuelle de l’État Islamique pour mettre en lumière les évolutions depuis al-Qaïda. En comparant certaines techniques de traitement des images et de mise en récit (storytelling), les intervenants montreront que le « public » visé par l’« État islamique » autoproclamé est beaucoup plus large. Le martyre à portée de tous apparaît comme un thème récurrent où les héros du djihad sont « starisés » au moyen d’une réappropriation de codes de l’industrie du divertissement et des médias. Ce récit propose une figure du héros négatif, qui construit paradoxalement une image de soi à l’envers de ce que le public, dans son écrasante majorité, attend du héros. En faisant de sa haine de la société la raison de son combat meurtrier, le héros fait surgir l’affirmation de soi de la dénégation des autres.

De passage au CéSor

 

Mariana Ramos de Morais, post-doctorante 

 
Mariana Ramos de Morais a soutenu sa thèse de doctorat en Sciences Sociales (2014) à la Pontifícia Universidade Católica de Minas Gerais (PUC Minas), où elle avait déjà obtenu un master (mestrado) en Sciences Sociales (2006) et une licence en Communication Sociale – Journalisme (2001). Pendant son doctorat, elle a réalisé un stage de six mois à l’EHESS (2013), au Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (Lahic), sous la direction de Stefania Capone. Depuis 2004, elle mène des recherches sur les religions afro-brésiliennes, telles que le candomblé et l’umbanda. Ses thèmes de recherche incluent la configuration des religions afro-brésiliennes dans l’espace publique et leurs processus de mise en patrimoine.
 
Elle a publié deux livres sur ce thème. Dans son premier ouvrage, Nas teias do sagrado : registros da religiosidade afro-brasileira em Belo Horizonte (2010), elle raconte l’histoire de l’umbanda et du candomblé dans la ville de Belo Horizonte dans l’État du Minas Gerais (Brésil). Le deuxième, Banda de cá, banda de lá : umbanda para crianças (2012), est un livre sur l’umbanda pour les enfants. Avec Stefania Capone, elle a également dirigé le numéro 10 des Carnets du Lahic sur la patrimonialisation de la culture afro-brésilienne dont la publication est présentée ci-dessus.
 
Pendant son séjour au CéSor (janvier-novembre 2016), elle developpera un projet de recherche de post-doctorat sur les processus de patrimonialisation du reinado de Notre-Dame du Rosaire, une pratique religieuse qui fait partie du « catholicisme noir » brésilien et qui rassemble les dévots de cette vierge, ainsi que d’autres saints noirs, tels que saint Benoît et sainte Iphigénie. Ce post-doctorat est financé par la Capes, organisme gouvernemental brésilien de financement de la recherche.


Andrea Graus, post-doctorante


Docteure de l'Université Autonome de Barcelone, Andrea Graus est actuellement post-doctorante en Histoire à l’Institut Ruusbroec (Université d’Anvers). Elle travaille dans le cadre d'un projet financé par l’ERC sur la dévotion populaire des stigmatisés en Europe (1800-1950), sous la direction de Tine Van Osselaer. Ce projet s’intéresse notamment aux cultes profanes des stigmatisés en tant que « saints vivants », ainsi qu'à l’utilisation des médias de communication pour leur promotion. Avant d'intégrer l’Université d’Anvers, Andrea Graus travaillait sur l'histoire du spiritisme, des recherches psychiques et de l’hypnose en Espagne aux XIXe et XXe siècles .
Durant l’automne et le printemps de cette année académique, elle effectue un séjour en France en vue de consulter plusieurs fonds d’archives. Elle espère profiter de l’interdisciplinarité du CéSor pour enrichir la dimension historiographique de ses recherches.
Adresse de contact : andrea.graus@uantwerpen.be


Paolo Fioretti

Paolo Fioretti est chercheur à l'université de Bari. Il s'occupe des rapports entre livres, textes et société entre Rome ancienne et haut Moyen âge occidental. Ses recherches ont porté notamment sur la diffusion de l'alphabétisme et de la culture écrite et sur les processus de composition et transmission des ouvrages littéraires dans les milieux ecclésiastiques et monastiques. Son invitation au CéSor rentre dans le cadre d'une collaboration scientifique avec Filippo Ronconi portant sur une étude comparée de la production manuscrite monastique entre Orient et Occident au haut Moyen Âge. Cette collaboration a donné naissance, grâce à un financement du Ministère Italien de l'Université, à des séminaires communs à l'université de Bari en 2013/2014 et à l'organisation d'un colloque international (Bari 18-20 décembre 2014). Elle se poursuivra dans les prochaines années avec des échanges didactiques et scientifiques.

 Séminaire des doctorants du CéSor

2015-2016

Foucault et le religieux, soi et le terrain : les sciences sociales
du religieux 
en pensée et en actes


Dernier lundi du mois de 17 h 30 à 19 h 
salle Alphonse Dupront, 10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris

Organisé par Mira Niculescu et Pamela Millet Mouity

30 novembre 2015
Doris Ehazouambela
, (Anthropologue, chercheur associé à l’IMAF-EHESS) : « La conversion/conversation à l'islam au Gabon » 
Discutant : Eloi Ficquet (Maître de conférences, CéSor, EHESS)
 
14 décembre  2015
Emir Mahieddin, (Anthropologue,chercheur associé à l'IDEMEC, Université d'Aix-Marseille): « Travail de Dieu et les outils foucaldiens. Pouvoir, morale et discipline à l'Église de Pentecôte » 
Discutante: Pamela Millet Mouity (Doctorante, CéSor, EHESS)

25 janvier 2016
Mira Niculescu (Doctorante, CéSor, EHESS) : « Spiritualité occidentale, spiritualité orientale, spiritualité juive. la spiritualité comme construction de soi au miroir de la pensée Foucaldienne » 
Discutant : Léo Botton (Doctorant, CéSor, EHESS)

29 février 2016
Carla Bertin (Doctorante, IMAF-EHESS) :  « L'anthropologue sur les deux fronts. Enquêter dans le contexte inter-religieux du Bénin meridional ? »
Discutante : Nathalie Luca (Directrice de recherche, CéSor, CNRS)

21 mars 2016
Pierre Vesperini (Post-doctorant Labex Hastec, chercheur associé au Centre ANHIMA, EHESS)  : « La catégorie de "spirituel" est-elle pertinente pour les sciences sociales du religieux ? »
Discutant : (A préciser)

11 avril 2016
Leo Botton (Doctorant, CéSor, EHESS) : « La problématique de l'herméneutique du sujet : Voie vers une histoire des pratiques de soi ? »
Discutante: Mira Niculescu (Doctorante, CéSor, EHESS)

30 mai 2016
Francesco Monticini (Doctorant, CéSor, EHESS) : «  Interpréter la philosophie byzantine : le thème des rêves »
Discutant : Filippo Ronconi (Maître de conférence, CéSor, EHESS)

27 juin 2016
Pamela Millet Mouity (Doctorante, CéSor, EHESS) : «  Du corps racisé au corps (re)valorisé : Une approche foucaldienne de la danse-thérapie et  de l'expérience de soi chez les néo-pentecôtistes »
Discutante : Fabienne Samson (Chargée de recherche à l'IRD)

Distinctions

 
Le Prix Monsieur et Madame Louis MARIN pour l'année 2015, prix décerné par l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, à été décerné à Anna Poujeau pour son ouvrage : Des monastères en partages. Sainteté et pouvoir chez les chrétiens de Syrie, Société d'ethnologie, Nanterre, 2014.

Ce prix annuel, créé en 1976, est destiné à récompenser un auteur ayant traité des sciences humaines en général et particulièrement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des relations entre les divers peuples du monde. 

La cérémonie de remise du prix aura lieu le 11 décembre à 15h à l'Académie des sciences d'outre-mer, 75016 Paris.



CéSor | 10, rue Monsieur le Prince 75006 Paris

EHESS - CNRS UMR 8216