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La lettre du Centre d'études
en
sciences sociales du religieux (CéSor)

Avril-Mai 2017

Le CéSor en publications

Homosexualité et traditions  monothéistes

Vers la fin d’un antagonisme  ?


Sous la direction de Rémy Bethmont et Martine Gross 
 
L’idée que le christianisme, le judaïsme ou l’islam puissent tenir un discours autre que négatif sur l’homosexualité a longtemps semblé impensable. Pourtant depuis plusieurs décennies, d’abord dans le monde anglo-saxon puis dans des pays comme la France, on observe des évolutions notables au sein des confessions chrétiennes, musulmanes et juives sur la question de l’homosexualité.
 
Cet ouvrage collectif donne un aperçu des différents niveaux sur lesquels s’opère l’avènement d’une nouvelle place donnée aux homosexuels dans les traditions monothéistes : identitaire, doctrinal, herméneutique, historiographique et liturgique.

Préface par Philippe Portier
Auteurs : Rebecca T. Alpert, Céline Béraud, Rémy Bethmont, Jean-François Brault, Mark Chapman, Mickaël Durand, Corinne Fortier, Jean-Pascal Gay, Martine Gross, Jill Hammer, James Harding, David Jasper, Didier Lett, Christopher Meredith, Jean Vilbas, Andrew Yip, Jean Zaganiaris, Anne- Laure Zwilling
Labor et fides, avril 2017

Les chrétiens d'Orient


Bernard Heyberger

Qui sont les coptes d’Égypte, les maronites du Liban, les assyro-chaldéens, les syriaques et les melkites ? Des « chrétiens d’Orient » ? L’expression, pour le moins floue, masque une grande diversité de peuples, de cultures, de traditions…
Vivant dans des sociétés à majorité musulmane, mais entretenant depuis longtemps des contacts avec l’Occident, ils sont au centre de l’actualité et des préoccupations depuis qu’ils sont pris pour cible par les combattants islamistes.
Dans ce tour d’horizon de l’Antiquité à nos jours, Bernard Heyberger s’attaque aux idées reçues qui ont trop tendance à les placer dans une position réductrice de passivité. De fait, les chrétiens d’Orient ont, depuis les débuts du christianisme et à leur manière, contribué à façonner le visage du Proche-Orient, dont ils restent des acteurs vivants.
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Islams politiques

Courants, doctrines et idéologies


Sous la direction de Sabrina Mervin, Nabil Mouline
 

Réformisme, salafisme, wahhabisme, Frères musulmans, djihadisme, chiismes, alaouites, zaydites, ibadites, ismaéliens, soufis…

Depuis les attentats, journalistes, politiques et experts, reconnus ou autoproclamés, saturent les médias avec la question de « l’islam », parfois envisagé comme un facteur explicatif unique et tranché des conflits contemporains, parfois éludé des analyses. Un terrain des idées dangereux où s’opposent les partisans du « tout-à-voir » et du « rien-à-voir ».

Partant de l’histoire, cet ouvrage déconstruit les idées reçues et analyse de manière synthétique les doctrines et les enjeux contemporains des principaux courants de l’islam, par le prisme du « théologico-politique ». Tenant compte des derniers acquis de la recherche, des encadrés présentent leurs textes fondateurs et les événements ou personnages qui sont essentiels à la compréhension de leurs idéologies.

Un livre de référence accessible pour ceux qui veulent comprendre ces islams qui changent le monde.


Auteurs : Michel Boivin, Samy Dorlian, Augustin Jomier, Stéphane Lacroix, Sabrina Mervin, Nabil Mouline, Alix Philippon, Loulouwa Al Rachid.
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Focus

 

 
Dans le cadre du Programme collaboratif « Les techniques du (faire) croire » du Laboratoire d’Excellence « Histoire et anthropologie des techniques, des savoirs et des croyances » (LabEx HASTEC), Jean-Philippe Bouilloud (ESCP Europe) et Nathalie Luca (CéSor) ont coordonné un séminaire de recherche portant sur les notions de choix et de vocation, à la croisée du religieux et du séculier. Des spécialistes de plusieurs disciplines, qui vont de la gestion des ressources humaines aux théories de la décision, en passant par les sciences sociales du religieux, ont été invités à discuter ces notions. Dans ce contexte, a germé l’idée de réaliser un film sur les entrepreneurs. Quelles sont les notions mobilisées pour rendre compte de « l’esprit d’entreprise » ? Un entrepreneur peut-il se percevoir comme un croyant, un homme de foi ? Quel type de vocation l’agit, donne sens à son travail ? Comment se manifeste-t-elle ? Comment cohabite-t-elle avec l’injonction sociétale de choix et de responsabilité ? Un héritage religieux est-il perceptible en terme de contenus ou d’attitudes de croyance ? Finalement, quelles traces reste-t-il de l’ivresse de la foi dans un monde sécularisé ?
 
Romain Buquet, doctorant sous la direction de Jean-Philippe Bouilloud, a obtenu l’autorisation de filmer de jeunes entrepreneurs réunis à NUMA (Numérique + Humain), un accélérateur de start-up anciennement connu sous le nom de Silicon Sentier situé dans le second arrondissement de Paris et présidé par Marie Vorgan Le Barzic. Des entrepreneurs lancés dans le numérique, généralement assez jeunes, sélectionnés parmi des centaines, ont accès pendant quelques mois à tout un ensemble de services et de réseaux censés accélérer le développement de leurs entreprises. Entrer au NUMA est donc une chance dont ils se saisissent à 200 %, au prix de gros sacrifices. Certains travaillent avec des stagiaires, d’autres ont déjà plusieurs salariés ; tous espèrent changer le monde en révolutionnant l’entreprise. Ils se considèrent davantage comme des leaders, des créateurs, des artistes que comme des chefs d’entreprise. Nathalie Luca et Romain Buquet ont passé une semaine dans une salle de réunion du NUMA où les start-uppers sont venus à tour de rôle se prêter au jeu de l’interview filmée avec une très forte envie d’expliquer qui ils sont et ce qu’ils font. « Changer le monde » a été réalisé à partir de ces entretiens. Le film interroge leurs conceptions de l’engagement, leurs croyances dans leur aptitude à modeler une société meilleure à partir d'une entreprise pensée plus égalitaire, formée d'employés ou de stagiaires convaincus par le projet entrepreneurial. D’une durée de 50 minutes dans sa version actuelle, les différents types de liens et de tensions construits entre choix et vocation apparaissent, donnant à voir l’esprit d’entreprise comme résultant à la fois d’un héritage familial contre-culturel, d’une conversion et d’une résistance au salariat et les start-up comme l’expression des nouvelles modalités de faire communauté opposées à celles des grandes entreprises, dans une logique très proche de la relation dialectique weberienne entre la secte et l’Église, y compris en termes de passage d’un charisme personnel à un charisme de fonction. Comme l’exprime Marie Vorgan Le Barzic, il s’agit de « faire bouger les ordres ».
L’implication personnelle des jeunes start-uppers est intense. Ils créent leur entreprise parce qu’ils ne croient plus en la capacité du politique ou du religieux de créer un monde plus juste et ont besoin de se sentir acteurs de leur devenir et du devenir de leur société. Ils décrivent leur engagement à la fois en terme de contrainte sociétale et de vocation. Ils s’y donnent pleinement au nom d’un idéal qu’ils entendent réaliser, un idéal qui n’est pas une abstraction ou un but inatteignable, mais, tel que le définit Dewey, une succession de réalisations concrètes offrant la possibilité d’un dépassement de soi et d’une mise en mouvement sociétale. « Changer le monde », le réenchanter, est leur rêve et le mot d’ordre à partir duquel ils se mobilisent sans reste et jusqu’à se mettre en danger, financièrement et physiquement. Rêve d’une entreprise sans hiérarchie, rêve d’une entreprise qui par l’action s’engage politiquement pour le collectif, rêve d’un charisme personnel permettant d’être suivi dans son projet par des « boules d’amour » (dira Coline Debayle, co-fondatrice de Artips) aussi motivées et moteurs qu’eux, rêve d’une communauté d’entraide et de partage. Tous s’investissent dans leur travail au point qu’il absorbe toute leur vie, ne leur laissant le temps de côtoyer que leurs pairs. Leurs conditions de travail les isolent aussi sûrement que le moine dans son cloître, acceptant, un temps au moins, de mettre leur vie entre parenthèses.

Ce film sera présenté le 24 avril à ESCP Europe et le 25 avril à l’Université de Lausanne lors du colloque de recherche de l’ISSRC (Institut de Sciences Sociales des Religions Contemporaines).
Un teaser de trois minutes est disponible ici :

L’événement du mois


19, 20, 21 avril 2017

 
« Littérature », « littéraire », « roman », « fiction », « poétique », sont des mots qui apparaissent fréquemment dans l’œuvre de Michel de Certeau, souvent encadrés de guillemets. Mais dans sa production foisonnante, allant de la mystique du « Siècle des saints » aux cultures contemporaines, de l’écriture de l’histoire à celle de la psychanalyse, que désignent-ils exactement, de quoi sont-ils les noms ou les opérateurs ? Quel « pratiquant » de la « littérature » révèlent-ils ? Et quel écrivain ?
 
 

Programme du colloque

 

Mercredi 19 avril 2017

 
Université Paris-Sorbonne, Salle des Actes, entrée par le 54, rue Saint-Jacques 75005 Paris

9h00 : Jean-Christophe Abramovici, Christian Jouhaud : Accueil des participants et ouverture du colloque

Fable (présidence : Jean-Christophe Abramovici)

9h15 : Patrick Goujon (Centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris) et Sophie Houdard (Sorbonne nouvelle-GRIHL) : « Jean-Joseph Surin et l’“illettré éclairé” : une série littéraire »
10h00 : Diana Napoli (Rome) : « La Fable mystique ou une phénoménologie de l’écriture »
10h45 : Pause
11h00 : Clément Duyck (Université catholique de Louvain, GEMCA) : « Langage mystique et fait poétique chez Michel de Certeau »
11h45 : Julien Gabet (ENS) : « Figures d’une sauvage : Michel de Certeau, lector in fabula de Catherine Pozzi »
12h30 : Buffet-déjeuner

Historio-graphies (présidence : Philippe Roger)

14h00 : Christian Jouhaud (EHESS, CRH-GRIHL) : « “Roman” psychanalytique et écriture de l’histoire »
14h45 : Andrès Freijomil (Universidad Nacional de General Sarmiento) : « Pratique du réemploi textuel et lecture de soi-même chez Michel de Certeau »
15h30 : Pause
15h45 : Denis Pelletier (EPHE, GSRL) : « Michel de Certeau, la psychanalyse et la littérature »
16h30 : Agnès Guiderdoni (UCL Louvain) « L’hagiographie est un genre littéraire : sur la notice de Certeau dans l’Encyclopædia universalis »
 
 

Jeudi 20 avril 2017

 
EHESS, salle M. & D. Lombard - 96 Bd Raspail, 75006 Paris

9h00 : Accueil des participants

Écriture(s) 1 (présidence : Christian Jouhaud)

9h15 : Michèle Clément (Lyon 2) : « Critique et pratique de la littérature »
10h00 : Boris Lyon-Caen (Paris-Sorbonne, CELLF) : « Michel de Certeau cannibale ? Les ressources de la “littérature ethnographique” »
10h45 : Pause
11h00 : Marielle Macé (CNRS, CRAL) : « Les mots du style »
11h45 : Pierre-Antoine Fabre (EHESS, CéSor) : « Le sens de l’écriture chez Michel de Certeau »
12h30 : Buffet-déjeuner
 
Écriture(s) 2 (présidence : Sophie Houdard)

14h00 : Alain Cantillon (Sorbonne nouvelle, GRIHL) : « Certeau : le défaut de littérature »
14h45 : Carlo Ossola (Collège de France) : « Certeau et Rilke »
15h30 : Pause
15h45 Dinah Ribard (EHESS, CRH-GRIHL) « Michel de Certeau et la première personne du singulier »
16h30 : Norihiro Morimoto (Université de Rennes 2, CELLAM) : « “Introït à l’écriture” : Michel de Certeau et la préface des mystiques »


Vendredi 21 avril 2017


Université Paris-Sorbonne, salle D040 - Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris

9h00 : Accueil des participants
 
Fictions (présidence : Boris Lyon-Caen)

9h15 : Laurence Giavarini (Université de Bourgogne, Centre Georges Chevrier, GRIHL) : « La fiction-sorcière : contre la littérature ? »
10h00 : Annick Louis (Université de Reims/CRIMEL, CRAL-EHESS) : « Michel de Certeau et le braconnage : présence de Borgès »
10h45 : Pause
11h00 : Daniel Wanderson Ferreira (Département d’Histoire UNIRIO) : « Michel de Certeau et l’écriture poétique de l’histoire »
11h45 : Mohammed-Chaouki Zine (Université de Tlemcen) : « L’instant littéraire : une “tactique” dans la configuration du savoir moderne d’après Michel de Certeau »
12h30 : Buffet-déjeuner

 
Traces (présidence : François Trémolières)

14h00 : Nicolas Schapira (Université Paris-Nanterre, CHISCO / GRIHL) : « Certeau, les archives et l’écriture »
14h45 : Jean-Christophe Abramovici (Paris-Sorbonne, CELLF) : « Traces littéraires dans La Fable mystique »
15h30 : Romuald Fonkoua (Paris-Sorbonne, CIEF) : « Paroles et prises de parole chez les “écrivains subalternes” »
16h15 : Pause
16h30 : François Trémolières (Université de Rennes 2, CELLAM) : Conclusions du colloque

Discussion générale
 
Comité d’organisation : Jean-Christophe Abramovici, Christian Jouhaud, Boris Lyon-Caen, Philippe Roger, François Trémolières
 

Les débats du CéSor

 

jeudi 18 mai de 17h30 à 19h30,


salle 7 au 105 bd Raspail 75006 Paris

 

consacrés à l’ouvrage :


Byzance et l'Europe. L'héritage historiographique d'Évlyne Patlagean, édité par Claudine Delacroix-Besnier, Paris, EHESS, Centre d'études byzantines, néo-helléniques et sud-est européennes. 2016

Ce volume est un hommage rendu à Évelyne Patlagean. Il rassemble, outre une bibliographie aussi exhaustive que possible, les contributions de ses élèves et de ses amis réunis en symposium en novembre 2011 à l’École normale supérieure puis à l’université de Paris Ouest Nanterre. Évelyne Patlagean était une spécialiste de l’histoire de Byzance qu’elle a toujours cherché à mettre en regard de celle de l’Occident européen. Son dernier ouvrage Un Moyen Âge grec constitue une synthèse de sa pensée, intégrant l’empire grec dans le Moyen Âge européen. Les différentes communications visent à montrer la modernité de la pensée de cette éminente historienne et son influence dans l’historiographie contemporaine. Ce volume illustre cette pensée moderne et couvre des champs d’investigations divers. L’œuvre d’Évelyne Patlagean s’enracine dans le renouvellement historiographique de l’École des Annales dont elle a approfondi les thèmes et les méthodes. Son usage pionnier de l’hagiographie, comme matériau de base pour la construction d’une histoire sociale de Byzance, était promis à de fructueux développements dans les programmes de recherches menés à Rome sur les saints et le sacré par Sofia Boesch Gaiano et André Vauchez. Histoire globalisante, enrichissement de l’analyse historique grâce aux méthodes des sciences sociales, histoire du temps long furent les chemins sur lesquels elle nous entraîna tous.


Intervenants: Marie-Hélène Congourdeau, Dan Muresan, Claudine Delacroix-Besnier

Réservation indispensable :  Eventbrite - Les débats du CéSor - Byzance et l'Europe. L'héritage historiographique d'Évlyne Patlagean

Journées d'étude

 

Axe « Judaïsmes contemporains » (GSRL) 

GDRI « Socio-anthropologie des judaïsmes »

 
 
Vendredi 5 mai de 9h à 17h
Lieu : GSRL, 59-61 rue Pouchet, Paris 17e. Salle 255, 2e étage
 

Études sur  les juifs et le judaïsme : l'ouverture des champs
 

Cette Journée d’étude, co-organisée par le Groupement de recherche international (GDRI) « Socio-anthropologie des judaïsmes » et par l’axe « Judaïsmes contemporains » du GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités - UMR 8582) porte sur l’ouverture des champs disciplinaires et confessionnels dans le domaine des études sur les juifs et le judaïsme. 
Centrée sur un dialogue entre jeunes chercheurs et chercheurs plus confirmés, elle cherchera à dégager les nouveaux objets et à réfléchir sur les nouvelles perspectives de recherche en histoire, en sociologie et en anthropologie du judaïsme.
 
avec Michèle Baussant (CNRS, LESC), Chantal Bordes-Benayoun (CNRS, LISST), Martine Cohen (CNRS, GSRL), Jacques Ehrenfreund (Université de Lausanne, IRCM), Rita Hermon-Belot (EHESS, CéSor), Anaël Lévy (EPHE, GSRL), Sophie Nordmann (EPHE, GSRL) et Joël Sebban (Harvard University)
 
Les participants à la Journée d’étude pourront déjeuner sur place, à l’invitation du GSRL. Inscription préalable obligatoire.
Contact : sophie.nordmann@ephe.sorbonne.fr


Protestantisme, judaïsme, islam, catholicisme, regards croisés sur la condition religieuse minoritaire en France et en Europe
(XIX- XXIsiècles) 

 
Samedi 6 mai 2017 de 9h45 à 17h30
Institut protestant de théologie, 83 Boulevard Arago, 75014 Paris (métro Saint-Jacques)

 
Journée d’études en histoire contemporaine du Groupe de Recherches sur l’Histoire des Protestantismes (GRHP), à l’Institut protestant de théologie de Paris (IPT), sous la direction de Valentine Zuber de l’École pratique des hautes études (EPHE) et de Rita Hermon-Belot de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).
 
L’objectif est de partager des analyses académiques sur la nature et les évolutions des relations entretenues entre les différents groupes religieux minoritaires dans un cadre laïque et/ou pluraliste autour de trois questions :
- quelles relations spécifiques ont été entretenues historiquement entre les expressions religieuses minoritaires en France et en Europe ?
- phénomènes de solidarité ou de concurrence entre les minorités religieuses ;
- modalités d’exercice du religieux minoritaire dans les sociétés sécularisées ;
La période considérée sera la période contemporaine, de la Révolution française à nos jours.
 
Avec : Patrick Cabanel (EPHE), Sophie Nordmann (EPHE), Jean Baubérot (EPHE), Joël Sebban (visiting scholar à Harvard University), Frédéric Gugelot (Université de Reims), Haoues Seniguer (Science Po Lyon), et Anne-Laure Zwilling (CNRS-Université de Strasbourg). 

Entrée libre, réservation nécessaire : valentine.zuber@ephe.sorbonne.fr 
 

Chercheurs invités

 

Meredith Cohen


Professeure d’histoire de l’art médiéval à UCLA (Los Angeles), Meredith Cohen est bien connue pour ses travaux sur l’histoire monumentale de Paris aux XIIIe et XIVe siècles. Sa monographie sur la Sainte Chapelle de Paris, entre autres, a attiré l’attention des historiens sur l’élaboration monumentale d’une « monarchie sacrale » (The Saint-Chapelle and the Construction of Sacral Monarchy. Royal Architecture in Thirteenth-Century Paris, Cambridge University Press, 2015).
Son invitation à l’EHESS comme directrice invitée proposée par Dominique Iogna-Prat et Pierre Antoine Fabre, en relation avec Pierre-Olivier Dittmar et Étienne Anheim (CRH) vise à insérer Meredith Cohen dans trois dispositifs de recherche complémentaires :
1. le travail du séminaire qui vient tout juste de démarrer sur la « hiérarchie en Chrétienté médiévale » ;
2. le collectif en cours sur l’ex-voto et la matérialité du religieux sous l’égide du CéSor et du Gahom ;
3. sa participation au séminaire sur le mécénat artistique au Moyen Âge.
En outre, le séjour de Meredith Cohen va permettre la présentation et la discussion, en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA, répondant : Isabelle Marchesin), l’Université de Paris 1 (répondant : Philippe Plagnieux) et le Musée National du Moyen Âge (répondant : Élisabeth Taburet-Delahaye), du projet de reconstitution en 3D du Paris monumental au Moyen Âge en cours de développement sous sa direction à UCLA.

Conférences :
Paris Past and Present, digitally reconstruct the lost monuments of medieval Paris in 3D
Dans le cadre des lundis du numérique à l’INHA 
  • Lundi 15 mai 2017, 18h-20h – INHA, 2 rue Vivienne 75002 Paris
La Sainte-Chapelle et les Saintes-Chapelles
Dans le cadre du séminaire « Mécénat » d'Etienne Anheim
  • Mercredi 17 mai 2017 - 17h-19h - EHESS, 105 bd Raspail, salle 4
Hiérarchie et ordre monumental. Un retour à Panofsky ?
Dans le cadre du séminaire « Hiérarchies en chrétienté médiévale »
  • jeudi 18 mai 2017 - 15h-18H - INHA, 2 rue Vivienne 75002 Paris
Histoire de deux chapelles : la Saint-Chapelle de Paris et la Chapelle de la Vierge de Saint-Germain-des-Prés
Dans le cadre de l’Atelier pédagogique
  • Mardi 23 mai 2017 - 15h-17h, Musée national du Moyen Âge, 6 place Paul Painlevé - 75005 PARIS

 

Paolo Cesaretti

 
Paolo Cesaretti est Maître de Conférences à l’Université de Bergame, où il enseigne la Civilisation byzantine et l'Histoire Romaine. 
Ancien élève de Lennart Rydén (Université d’Uppsala - Suède) en ce qui concerne les études hagiographiques, il étudie notamment le rapport existant entre les grandes codifications de la sainteté (le Synaxaire de Constantinople, l'ouvrage de Syméon le Métaphraste, etc.) et certains mouvements que l'on pourrait désigner de « centrifuges » : leur origine dans la société byzantine, le rôle de l’auteur-hagiographe figurent parmi les thèmes récurant dans ses études. Parmi ses autres sujets de recherche, il s'est occupé aussi de l’hagiographie byzantine (VIe-XIsiècles), de la fortune des classiques grecs et la tradition philologique byzantine (VIe-XIIe siècles), de l’Antiquité Tardive et le VIsiècle, des relations entre Byzance et l’Occident.

Auteur de monographies, d'éditions critiques, d'articles parus dans des revues internationales, de traductions annotées de textes byzantins, de biographies historiques, il tiendra à l'EHESS cinq séminaires sur l'hagiographie byzantine du Xsiècle, organisés en quatre unités thématiques :  Pouvoir impérial et pouvoir ecclésiastique - Ville, province, frontière - La sainteté féminine - Le rôle de l’auteur des textes hagiographiques.

Conférences :
Dans le cadre du séminaire de Paolo Odorico
de 13 à 15h - Salle Alphonse Dupront, 10, rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris 

La littérature hagiographique byzantine au Xe siècle et le pouvoir
  • Jeudi 11 mai 2017
Villes, provinces et frontières dans la littérature hagiographique
  • Lundi 15 mai 2017   
La sainteté féminine dans la littérature hagiographique byzantine au Xe siècle
  • Lundi 22 mai 2017 
La littérature hagiographique byzantine au Xe siècle : le rôle de l’auteur
  • Lundi 29 mai 2017


De passage au CéSor




Luiz Assunção, 

Université Fédérale de Rio Grande do Norte, UFRN

 
Luiz Assunção est Professeur au Département d’anthropologie de UFRN, à Natal (Brésil). Auteur de plusieurs ouvrages sur les religions afro-brésiliennes dans le Nord-Est brésilien, il est renommé au Brésil pour ses études sur la jurema, un culte afro-brésilien avec une forte influence amérindienne. Il mène à présent une recherche sur la transnationalisation de ces pratiques religieuses en Europe, en lien avec les recherches de Stefania Capone. Il sera au CéSor jusqu’à fin mai 2017.
Parmi ses publications, on compte  “O reino dos mestres: a tradição da jurema na umbanda nordestina” (Rio de Janeiro, Pallas Editora, 2006) et “Jatobá: ancestralidade negra e identidade” (Natal, Edufrn, 2009).

Soutenance de thèse


Amélie Sagasser


Vendredi 28 avril 2017, 14h - salle de conférence de l’Institut historique allemand de Paris

Institut historique allemand de Paris - Hôtel Duret-de-Chevry - 8 rue du Parc-Royal - 75003 Paris

Juifs et Judaïsme à l’époque carolingienne

À rebours d’une vision de l’Empire carolingien défini comme une entité homogène, la société carolingienne se caractérisait par sa diversité ethnique, culturelle et religieuse. En plus de faire face à l’altérité à l’intérieur de l’Empire, les souverains carolingiens étaient confrontés à des populations très diverses en périphérie de celui-ci : à l’image des juifs, des musulmans ou des Espagnols. Cette thèse s’intéresse plus précisément aux juifs du territoire carolingien, sous le règne des rois et empereurs carolingien (entre 750 - 900). Cet objet de recherche, souvent abordé, n’a jamais fait l’objet d’un traitement systématique. À partir d’un corpus de sources normatives, ce travail analyse comment les autorités séculières et ecclésiales traitaient des juifs ou du judaïsme dans leurs législations. Dans un premier temps, il opère une analyse systématique de chaque source, afin de dresser un tableau de toutes les facettes des traitements des autorités chrétiennes (séculières et ecclésiales) à l’égard des juifs et du judaïsme. Dans un deuxième temps, il s’attache à définir la place de cette minorité juive au sein d’une société carolingienne qui se veut chrétienne. En confrontant l’idée du juif réel avec celle du juif ou du judaïsme imaginaire ou imaginé et celle du « juif herméneutique », concept introduit par Jeremy Cohen donnant aux juifs dans les textes théologiques un rôle de figure ajustable à l’argumentation, cette thèse propose les concepts de « juif historique » et de « juif politisé » comme clé de lecture de la place des juifs ou du judaïsme dans les sources législatives.
 
 
Thèse réalisée sous la codirection de Dominique Iogna-Prat et Johannes Heil

Jury : Geneviève Bührer-Thierry (Sorbonne Paris 1), Wolfram Drews (université de Münster, Allemagne),  Sylvie-Anne Goldberg (EHESS-EJ),  Rolf Grosse (Institut historique allemand, Paris et Université de Heidelberg, Allemagne), Johannes Heil (École supérieure des Études Juives à Heidelberg et Université de Heidelberg, Allemagne) - directeur de thèse,  Dominique Iogna-Prat  (EHESS-CéSor)

Séminaire des doctorants



La prochaine séance du séminaire des doctorants du CéSor aura lieu le mardi 25 avril, en salle Alphonse Dupront, de 17h à 19h (10, rue Monsieur-le-Prince 75006, Paris).

Elena LYSAK, doctorante au CéSor-EHESS :
Travailleuse ou Soldat : les différentes identités de femmes dans l'armée russe 
Discutante : Amandine Regamey, Maîtresse de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
 



CéSor | 10, rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris

EHESS - CNRS UMR 8216 






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CéSor · 14, cours des Humanités · Aubervilliers cedex 93322 · France

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