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La lettre du 

Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

Novembre 2018

 

Le CéSor en publication

 

 

Le corps de la Passion

Expériences religieuses et politiques d’une mystique au Liban


Emma Aubin-Boltanski

À Beyrouth, dans son appartement transformé en « église de maison », une mystique maronite appelée Catherine Fahmi incarne la Vierge et le Christ, et délivre des messages divins. Représentative d’un phénomène social, Catherine appartient à un réseau de mystiques chrétiennes qui a pris forme au début des années 1980, entre le Liban et la Syrie. À travers ce personnage singulier, Emma Aubin-Boltanski explore un faisceau d’enjeux politico-religieux : la problématique des chrétiens d’Orient, le thème de la mystique féminine et de ses contre-conduites face à l’institution ecclésiale, l’articulation entre eschatologies individuelle et collective et, enfin, la place et le rôle des images de dévotion dans l’expérience mystique.

Editions de l'EHESS - Coll. En temps & lieux 
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À force de signes

Travailler avec Louis Marin 

 

Sous la direction de Alain Cantillon, Pierre Antoine Fabre & Bertrand Rougé

 
Comment l’œuvre de Louis Marin a-t-elle travaillé, dans sa grandeur discrète, depuis la disparition du philosophe, historien et sémiologue, en 1992 ? Les études réunies ici s’échelonnent sur les vingt-cinq ans qui nous séparent de sa mort et veulent rendre compte de l’unité d’une œuvre mais aussi de l’extrême variété de ses effets. Louis Marin n’a pas fait système, mais il a aidé de nouvelles générations à concevoir et à comprendre les systèmes de représentation au sein desquels ont été produits les gestes d’écriture et de peinture qu’il a su interroger.
Avec un texte inédit de Louis Marin (proposition d’enseignement « Arts et langage » conçue pour le Collège de France en 1989)

Editions de l'EHESS - Coll. En temps & lieux 
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L’événement du mois

 

Un nouveau séminaire du CéSor : La foi en actes

 

3evendredi du mois de 14 h à 17 h (salle Alphonse Dupront)
10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris

du 16 novembre 2018 au 21 juin 2019

 
La question du croire fait partie des thématiques structurantes du CéSor, travaillée collectivement de longue date, d’abord à l’intérieur d’un séminaire, Les variations du croire, co-animé par Anne-Sophie Lamine et Nathalie Luca depuis 2005 ; ensuite à l’occasion d’un colloque et d’une publication (Croire en actes, distance, intensité ou excès ? sous la direction d’Emma Aubin-Boltanski, Anne-Sophie Lamine et Nathalie Luca, L’harmattan, « Religions en questions », 2014) ; enfin au cœur du programme collaboratif n° 3 du LabEx HaStec, « Les techniques du (faire) croire », coordonné par Nathalie Luca. Plusieurs chercheurs du CéSor ont manifesté l’envie de poursuivre ensemble ces réflexions en se focalisant sur un objet complexe, la foi, regardée en tant qu’expérience. Le nouveau séminaire de centre, La foi en actes, répond à cette volonté. Sociologues, historiens, anthropologues, travaillant sur des problématiques, des courants religieux et des aires culturelles très variées (Proche et Moyen-Orient, Éthiopie, Argentine, Haïti, Europe, États-Unis) confrontent leurs terrains et leurs outils en vue d’aborder ensemble une question transversale : la foi, envisagée, en amont de l’engagement qu’elle suscite, comme une dynamique permettant de se projeter en ce monde dans l’avenir, dans un idéal ou dans une utopie, ou bien vers un au-delà, une promesse de salut. En aval, elle s’observe dans ses multiples modalités d’expression, des pratiques rituelles à la production artistique. Ainsi, on cherchera à comprendre comment la foi se construit, comment elle est expérimentée et comment elle transforme les parcours individuels et collectifs, tant dans le domaine du « religieux », où elle établit un contrat avec le divin, que dans un cadre profane ou séculier où celui-ci est supposé inopérant.
Après une courte introduction générale, qui permettra de situer La foi en actes par rapport aux travaux proposés des années durant dans Les variations du croire, nous avons demandé à Anne-Sophie Lamine de bien vouloir présenter, en ouverture de ce séminaire, les outils méthodologiques et théoriques du pragmatisme, à partir d'une lecture sociologique de John Dewey, dont la définition de l’expérience et celle de l’idéal pourraient être opérantes pour travailler la « foi en actes ». Suivront ensuite, pendant toute l’année universitaire, une série d’exposés offrant de se familiariser avec certains des travaux réalisés par les chercheurs du CéSor ; d’aborder, dans des contextes très différents, expressions, constructions et manifestations de la foi ; mais aussi de questionner l’opérationnalité d’une telle notion. La séance de décembre sera consacrée au film de Nathalie Luca provisoirement intitulé « Les porteurs d’optimisme : foi et engagement des entrepreneurs haïtiens », un long-métrage qu’elle a réalisé avec Clément Crauste grâce à l’aide de Lewis Ampidu Clormeus (de l’Université d’État d’Haïti) après le passage de l’ouragan Matthew dans le sud du pays. On y voit des acteurs engagés dans la reconstruction d’Haïti. La foi dont ils sont les porteurs est une foi dans l’action qu’ils définissent eux-mêmes comme « une foi agissante ». La séance de janvier sera consacrée aux engagements religieux militants que Erminia Chiara Calabrese abordera à partir d’une enquête ethnographique réalisée auprès des combattants du Hezbollah libanais. Pour sa part, Cécile Boëx interrogera, à partir d’une vidéo produite par le groupe d’Omar Omsen/Diaby, recruteur niçois parti faire le jihad en Syrie en 2013 puis chef de la Brigade des étrangers fi Biladi Sham, les différents registres de mise en scène de la foi au sein de ce groupe de combattants français. En février, Sabrina Mervin et Hélène Zwingelstein mettront en regard deux manières de célébrer la Passion : d'un côté, la Passion du Christ durant la Semaine Sainte de Séville ; de l'autre, le martyre de Husayn, commémoré chaque année par les musulmans chiites. En avril, Anne Raulin (Université Paris Nanterre / Sophiapol) et Sébastien Tank compareront leurs recherches respectives sur les conséquences des violences urbaines, notamment, l’attentat du 11 septembre 2001 à New-York pour la première et celui du 18 juillet 1994 à Buenos Aires contre la Associación Mutual Israelita Argentina pour le second. Anne Raulin expliquera comment la foi se met en acte pour s'engager en temps de conflit, refuser de s'agréger aux logiques de riposte guerrière et préparer à la réconciliation. Sébastien Tank montrera comment les différentes familles de victimes ont tenté de convertir la sidération provoquée par l’attentat en une force positive au service des droits de l’homme, de la fin de la corruption et de l’extension des droits démocratiques au sein de l’Argentine post-dictatoriale. En mai, deux jeunes chercheurs du CéSor, Stéphane Ancel et Emir Mahieddin, arrivés respectivement en 2017 et en 2018, proposeront chacun un exposé permettant de mettre en lien leurs recherches actuelles et la thématique du séminaire. Ainsi, Emir Mahieddin présentera ses travaux en cours sur des migrants pentecôtistes latino-américains en Suède qui disent avoir bien du mal à entretenir leur foi quand ils se voient accablés par les problèmes matériels ou les souffrances morales. Stéphane Ancel interrogera un phénomène observé depuis le début des années 2000 en Éthiopie : le développement des constructions de cathédrales impulsé par la base des chrétiens orthodoxes. Les fidèles eux-mêmes ont repris le concept d’église « cathédrale » à leur compte, encouragés à prendre en main la destinée de leur paroisse par une large réforme de l’Église orthodoxe. Reste à savoir si cette évolution architecturale marque également celle des pratiques religieuses des fidèles et dit quelque chose de l’évolution de la construction de leur foi. Enfin, en juin, Nisrine Al Zahre et Anna Poujeau analyseront, à partir d’entretiens menés à Berlin avec des activistes syriens en exil, leurs récits et discours portant sur la guerre, l’exil, la mémoire et l’identité en cherchant à identifier quelles sont les grandes lignes récurrentes de ces récits et discours ainsi que leurs moments marquants. Comment la révolution puis la guerre a-t-elle pu contribuer à forger de nouvelles identités collectives ? Nous avons également tenu à faire une place aux étudiants que nous dirigeons, s’ils souhaitent présenter leurs travaux en lien avec nos problématiques et leur avons réservé la séance de mars. Finalement, nous attendons de ce séminaire qu’il soit l’un des lieux de mise en commun et de confrontation des recherches individuelles aboutissant à la construction collective d’une problématique transversale au projet du CéSor.
 
Programme : 
 
16 novembre 2018 :
Introduction générale et exposé d’Anne-Sophie Lamine
Des outils pragmatistes pour analyser la "foi en actes"
 
21 décembre 2018 :
Nathalie Luca
Les porteurs d’optimisme : foi et engagement des entrepreneurs haïtiens
 
18 janvier 2019 :
Erminia Chiara Calabrese
Foi et engagement au Hezbollah libanais 
Cécile Boëx 
« Dans la peau d’un moujahid ». Mise en scène de la foi au sein de la Brigade des étrangers au pays du Sham
 
15 février 2019 :
Sabrina Mervin et Hélène Zwingelstein
Regards croisés : la Passion du Christ, le martyre de Husayn
 
15 mars 2019 :
Présentation de travaux d’étudiants
 
19 avril 2019 :
Anne Raulin
Face à la destruction urbaine, la foi en actes: des années 2000 aux années 1940, de New York à Coventry
Sébastien Tank
Convertir l’horreur en force positive de transformation politique. Les associations de victimes de l’attentat de 1994 contre le siège de la AMIA (Asociación Mutual Israelita Argentina) à Buenos Aires

 17 mai 2019 :
Stéphane Ancel
Quand les fidèles demandent des cathédrales : une évolution des pratiques religieuses chez les chrétiens orthodoxes d’Ethiopie ?
Emir Mahieddin
L'Œil et l'Esprit Saint. L'optique en pays pentecôtiste
 
21 juin 2019 :
Nisrine Al Zahre et Anna Poujeau
Récits d’activistes syriens en exil à Berlin : que reste-t-il de la révolution ?

Focus 

 

Rencontre avec des chercheurs et étudiants de l’Université des Religions de Qom (Iran)  
 

 



 
À l’occasion du séjour à Paris d’un groupe de chercheurs et d'étudiants de l’Université des Religions (https://urd.ac.ir/en) de Qom, en Iran, nous avons organisé une rencontre au CéSor le vendredi 12 octobre de 9h-12h, dans la salle Alphonse Dupront. Autour de notre directrice Nathalie Luca et du vice-président de l’Université des Religions Mostafa Ja’far Tayyâri, étaient rassemblés une trentaine de chercheurs et étudiants de ces institutions, plusieurs membres du CéSor (Chiara Calabrese, Eloi Ficquet, Emir Mahieddin, Sabrina Mervin par skype, Sepideh Parsapajouh), Emmanuel Pisani, directeur de l’ISTR et du laboratoire « Islam et altérité » de l’ICP, ainsi que des membres d’autres laboratoires comme le LEM, le Cadis et Sophiapol.
 
L’Université des Religions de Qom est une université libre, c’est-à-dire non-étatique, créée en 1994 par plusieurs professeurs formés au grand séminaire chiite de Qom, le Howzeh Elmiyeh et dans les universités publiques iraniennes. Leur projet était de fonder un champ d’études des différentes religions, mais aussi des sciences humaines, distinct des études religieuses proprement islamiques. Cette université est aujourd’hui très active, elle forme des étudiants en Master et Doctorat exclusivement, ceci dans quatre facultés : celle des religions, celle des courants islamiques (madhâheb, en anglais denominations) ; celle des études chiites ; celle des études de genre. Deux autres facultés, celle des langues et civilisations, celle de mystique, devraient aussi voir le jour prochainement. Ces dernières années, cette université développe de nombreuses relations internationales (surtout en Allemagne et en Italie) et tend à s’ouvrir de plus en plus vers certaines disciplines de sciences humaines (histoire, philosophie et sciences sociales).  
 
L’objectif de cette rencontre était de nous  rendre mutuellement compte de nos activités scientifiques et d’envisager de possibles échanges et collaborations dans les années à venir. Différents chercheurs et doctorants du CéSor, de l’Université des Religions de Qom, ainsi que d’autres chercheurs sur l’islam et l’Iran ont présenté leurs travaux et leurs thématiques. Ces discussions ont permis de confronter ouvertement et amicalement nos approches et méthodologies dans l’étude du religieux. Nous avons également profité de cette rencontre pour aborder le thème du prochain colloque international de notre Centre, prévu pour le début 2020 : « Fabrique des sciences sociales du religieux entre interactions internationales et traditions nationales », qui s’inscrit dans le premier axe du CéSor, « Réfléchir le religieux » (sous-axe « Formation et développement d’un domaine d’étude sur le religieux »).  Rappelons que l’objectif de ce colloque est de fédérer de nombreux membres du CéSor, certains collègues externes travaillant sur cette thématique, mais surtout des chercheurs issus de différentes traditions nationales avec lesquels nous travaillons déjà. Dans cette perspective, nous avons évoqué l’éventuelle participation de chercheurs de cette université à cet événement.
 
À la fin de cette matinée, nous avons pris rendez-vous pour une prochaine réunion au printemps 2019 et avons convenu de mettre en place une plateforme numérique pour partager nos publications en diverses langues. La rencontre s’est achevée sur une note très cordiale, avec l’espoir exprimé par tous de poursuivre le dialogue.
 
 
Sepideh Parsapajouh  

Débat du CéSor


Jeudi 15 novembre 2018, 17H30 - 19H30

 

Identités religieuses et monde commun. Penser les idéaux, les attachements et la participation sociale avec John Dewey. 


Anne-Sophie Lamine

en présence de l'auteure

Discutants : Nathalie Luca (CNRS-CéSor),
Yann Schmitt (Université Paris I)

Salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris


Réservation impérative : 

Eventbrite - Les débats du CéSor - Identités religieuses et monde commun. Penser les idéaux, les attachements et la participation sociale avec John Dewey. 

Le religieux est-il un risque pour l'intégration sociale ? Croire est-il un engagement qui ne laisse pas de place au doute ? Le religieux est-il un phénomène social comme un autre ? Pour cerner les relations entre identités religieuses et monde commun, cet ouvrage s'appuie sur des enquêtes portant sur des croyants de diverses religions. Il en propose une analyse pragmatiste, inspirée du philosophe social et politique John Dewey. Cette approche prend en compte le rôle des émotions et des attachements dans la croyance et dans ses perceptions. L'ouvrage ouvre aussi des perspectives sur le passage à la radicalisation du croire.

 

Prochaines séances
 

Jeudi 13 décembre 2018 - 17H30 - 19H30
Violence et militantisme. Parcours d'engagements au Proche Orient
Sous la direction d'Erminia Chiara Calabrese et Valentina Napolitano

en présence de Erminia Chiara Calabrese (CéSor, Ehess) et Léo Fourn (Aix-en-Provence)
Discutants : Laurent Gayer (CERI SciencesPo) et Gabrielle Angey (Paris Dauphine)

salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris


 Jeudi 24 janvier 2019 - 17H30 - 19H30

La tentation radicale. Enquête auprès des lycéens
Sous la direction d'Olivier Galland et d'Anne Muxel
En présence d'Olivier Galland

Discutants: Anne-Sophie Lamine (Université de Strasbourg) et Rita Hermon-Belot (EHESS-CéSor)

salle BS1_28, 54 bd Raspail 75006 Paris

Retour sur une école d'été

 

École d’été de Byzantinologie Thessalonique-Kastoria
1er au 13 juillet 2018



Créée en 2009 en collaboration avec l’Université de Thessalonique, l’École d’été de Byzantinologie en est à sa VIIIe édition. Elle est unique dans son genre et donne des cours dans toutes les branches de la discipline (de la littérature à l’histoire, de l’histoire de l’art à l’archéologie, de l’architecture à la numismatique, de la paléographie à l’anthropologie). Elle s’est tenue cette année à Thessalonique et à Kastoria (en Macédoine grecque) deux villes à riche tradition byzantine.
Après un examen attentif des dossiers, 41 participants ont été retenus. Ils ont obtenu une bourse d’études couvrant tous les frais de participation, de logement et de nourriture. Les enseignants étaient parmi les meilleurs spécialistes dans leur domaine, en provenance de plusieurs pays européens.
Le coût très élevé de l’organisation a été couvert presque entièrement par deux Associations, Thessalonique byzantine et Oikoumène byzantine, avec la participation du Ministère de la Grèce du Nord, de la Commune de Kastoria, de l’archevêché de Thessalonique, et une contribution du CéSor. Le Patriarcat de Constantinople et l’organisme Penthousia du Mont Athos étaient parmi ceux qui ont supporté l’initiative.
Le sujet des séminaires portait sur « Les plaisirs à Byzance » : il s’agit d’un thème très particulier, vu que la tradition d’études byzantines a tendance à considérer Byzance comme « un grand monastère ». Deux enseignants de l’EHESS, Mme Yacine et M. Dittmar, ont  d’abord esquissé une histoire comparée de la question des plaisirs en pays d’Islam et en Occident ; Mme Adam-Velenis, directrice générale du Ministère grec de la Culture, a traité des plaisirs du théâtre ; M. Gastgeber (Académie de Vienne) des plaisirs dans la loi ; Mme Leontsini (CNRS grec) des plaisirs de la table ; M. Bianconi (Univ. De Rome) des plaisirs de la lecture ; Mme Congourdeau (CNRS) des plaisirs autorisés par les Pères ; M. Messis (Univ. D’Athènes) des plaisirs d’être ensemble ; Mme Makrides (Univ. de Birmingham) de l’émergence de la sensorialité ; Mme Katsoni (directrice du Centre de recherches byzantines de Thessalonique) des plaisirs interdits : M. Arampatzis (Univ. de Thessalonique) des plaisirs de la musique ; M. Babouin (Univ d’Ioannina) des décorations des flambeaux et des armes ; Mme Caseau (Paris-Sorbonne) de l’odorat et des jardins ; M. Kappas (Ephorie de Messine) de l’architecture de Justinien ; Mme Paisidou (Univ. de Thessalonique) de l’architecture de Kastoria ; M. Chouliaras (Ephorie de Thesprotia) de nature et géométrie dans les basiliques ; Mme Karagianni (Centre européen des monuments byzantins et post-byzantins) des espaces publics ; M. Arampatzis (Université d’Athènes) du plaisir et du bonheur à Byzance.
Une exposition (Mont Athos. Le regard photographique) et des visites d'une haute densité culturelle ont clôturé cette école d’été qui a eu un vif succès auprès des participants (enseignants et élèves).
 

École d’été de byzantinologie – Bucarest-Constanta
 12 au 19 septembre 2018

 
 

Pour la deuxième année consécutive, une école d’été a été organisée en Roumanie, avec pour but de contribuer à la diffusion de la discipline dans ce pays, mais qui s’adressait aussi à un public international : des étudiants de Russie, Arménie, Moldavie, Allemagne, Hongrie, Grèce, Chypre, Grande Bretagne, Italie etc. ont participé à cette semaine d’études intensives, dont le sujet portait sur « Représenter Byzance : littérature, art, histoire ». L’école d’été est due à l’initiative du Centre International pour les cultures et les civilisations du Levant, et de son président Emil Constantinescu, ancien Président de la République, avec le soutien économique de différents sponsors, et la direction scientifique de Paolo Odorico de l’EHESS.
Les séminaires ont été tenus par Paolo Odorico (EHESS) qui a parlé des représentations littéraires à Byzance ; Charis Messis (Université d’Athènes) des représentations dans l’hagiographie : Mme Katsoni (Directrice du Centre de recherches byzantines de Thessalonique) des représentations dans le système fiscal ; Mme Andreea Cîteia (Univ. de Constanta) des représentations de la frontière ; M. Custurea (Musée de Constanta) des représentations numismatiques ; M. Alexakis (Univ. d’Ioannina) de représentations dans la paléographie ; M. Semoglou (Univ. de Thessalonique) de représentations dans l’art.
Trois séances ont été consacrées à la présentation des recherches des participants.
Des visites archéologiques en Roumanie et en Bulgarie ont complété un programme extrêmement riche qui a satisfait largement les participants, et qui donnait le ton des prochaines éditions de cette école de byzantinologie en Roumaine.

Actualités de la bibliothèque Alphonse Dupront

10, rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris (RDC)

Acquisitions, Octobre 2018

Ouvrages

 
50 ans de catholicisme à Lyon: de Vatican II à nos jours, (Colloque) Paris, Editions Karthala, 2016.
Bassir Amiri et Institut des sciences et techniques de l’Antiquité (dir.), Religion sous contrôle: pratiques et expériences religieuses de la marge ?, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2016.
Mohammad Ali Amir-Moezzi, Le guide divin dans le shî’isme originel: aux sources de l’ésotérisme en Islam, Lagrasse, Verdier, 2007.
Paulin d’Aumale et Bernard Forthomme, Traités spirituels, Paris, Honoré Champion éditeur, 2017.
Jean Baubérot et Marianne Carbonnier-Burkard, Histoire des protestants: une minorité en France : XVIe-XXIe siècle, Paris, Ellipses, 2016.
Maurizio Bettini, Éloge du polythéisme: ce que peuvent nous apprendre les religions antiques, trad. fr. Vinciane Pirenne-Delforge, Paris, Les Belles lettres, 2016.
Michel Boeglin, Ignasi Fernández Terricabras et David Kahn (dir.), Reforma religiosa y disidencia religiosa: la recepción de las doctrinas reformadas en la Península Ibérica en el siglo XVI, Madrid, Casa de Velázquez, 2018.
Philippe Borgeaud, Sara Petrella et Alexandre Vanautgaerden, Le singe de l’autre: du sauvage américain à l’histoire comparée des religions, Paris, Suisse, les Éditions des Cendres, 2016.
Gilles Vidal, Marc Spindler, Annie Lenoble-Bart, L’Allemagne missionnaire d’une guerre à l’autre, 1914-1939: effondrement et résilience, Paris, Éditions Karthala, 2017.
Émilie Gangnat Annie Lenoble-Bart, et Jean-François Zorn, Mission et cinéma: films missionnaires et missionnaires au cinéma : 33e colloque du CRÉDIC tenu à Montpellier, Hérault, France du 28 août au 1er septembre 2012, Paris, Éditions Karthala, 2013.
Jean-Marie Bouron et Bernard Salvaign, Les missionnaires: entre identités individuelles et loyautés collectives : XIXe-XXe s. Paris, Éditions Karthala, 2016.
Salvador Eyezo'o et Jean-François Zorn, L’autonomie et l’autochtonie des Églises nées de la mission, XIXe-XXIe siècles, Paris, Éditions Karthala, 2015.
Paul Coulon et Groupe de recherches interdisciplinaires sur les écritures missionnaires, Les soutiens spirituels aux missionnaires et à la mission, XVIIe- XXIe s., Paris, Éditions Karthala, 2016.
Denis Crouzet et Jean-Marie Le Gall, Au péril des guerres de religion: réflexions de deux historiens sur notre temps, Paris, PUF, 2015.
Sylvain Destephen (dir.), L’évêque de cour: figure politique, figure polémique, Paris, France, Hermann, 2017.
Laurence Devillairs, Laurence Plazenet et Société des amis de Port-Royal (dir.), Le Christ à Port-Royal: actes du colloque international organisé par la Société des Amis de Port-Royal avec le soutien de Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises 16-18 (UMR 8599 du CNRS et de l’Université Paris-Sorbonne) : Université Paris-Sorbonne, Musée national de Port-Royal des Champs 6-7 octobre 2016, Paris, Société des Amis de Port-Royal, 2017.
Henry Donneaud, Augustin Laffay, Bernard Montagnes, Étienne Fouilloux et Fabrice Bouthillon, La Province dominicaine de Toulouse, XIXe-XXe siècles: une histoire intellectuelle et spirituelle, Paris, Éditions Karthala, 2015.
Bruno Dumons, Vincent Petit et Christian Sorrel (dir.), Liturgie et société: gouverner et réformer l’Église, XIXe-XXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016.
Anne Dunan-Page, L’expérience puritaine: vies et récits de dissidents, XVIIe-XVIIIe siècle, Paris, les Éditions du Cerf, 2017.
Guillaume Étienne, Les sauveurs de sainte Solange: les Portugais en Berry, Tours, France, Presses universitaires François-Rabelais, 2015.
Paola Ferruta, Martin Dumont et Daniel Tollet (dir.), Entre judaïsme et christianisme: les conversions en Europe, de l’époque moderne à l’apparition de l’antisémitisme politique, Paris, Louvain, Bristol, Peeters 2017.
Olivier Galland et Anne Muxel (dir.), La tentation radicale: enquête auprès des lycéens, Paris, puf, 2018.
Patrick Goujon, Les  conseils de l’Esprit: lire les lettres d’Ignace de Loyola, Namur, Lessius, 2017.
Pierre Antoine Fabre, Nicolas Fornerod, Sophie Houdard,... [et al.], Lire Jean de Labadie (1610-1674) : fondation et affranchissement, Paris, Classiques Garnier, 2016.
Leonard Amossou Katchekpele, Les enjeux politiques de l’Eglise en Afrique: contribution à une théologie du politique, Paris, Les Éditions du Cerf, 2016.
Nathalie Kouamé et Claude Prudhomme, Le christianisme à l’épreuve du Japon médiéval ou les vicissitudes de la première mondialisation, 1549-1569, Paris, Éditions Karthala, 2016.
Chantal de Labareyre, Sylvie Flamand, Gilles Babinet et Jean Bonfils, Histoire des soeurs Munet et de leur famille missionnaire: des tirailleurs sénégalais de la Grande guerre à l’évangélisation en Afrique, Paris, Éditions Karthala, 2017.
Béatrice Lebel, Étienne Fouilloux et Bernard Besret, Boquen, entre utopie et révolution, 1965-1976, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.
Giacomo Losito et Charles J. T. Talar (dir.), Modernisme, mystique, mysticisme, Paris, Honoré Champion éditeur, 2017.
Silvia Mancini et Raphaël Rousseleau (dir.), Processus de légitimation entre politique et religion: approches historico-culturelles et analyses de cas dans les mondes européen et extra-européen, Paris, Beauchesne, 2016.
Isabelle Morel, « Les années Pierres Vivantes »: retour sur un débat interrompu, Paris, Desclée de Brouwer, 2015.
Bernard Piettre et François Vouga, La dette: enquête philosophique, théologique et biblique sur un mécanisme paradoxal, Genève, Labor et Fides, 2015.
Didier Poton de Xaintrailles et Pierre Pretou (dir.), Religion et navigation: de l’Antiquité à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016.
Karl Rahner et Gilles Routhier, L’Église face aux défis de notre temps: études sur l’ecclésiologie et l’existence ecclésiale, Paris, les Éditions du Cerf, 2017.
Yann Raison du Cleuziou, De la contemplation à la contestation: la politisation des dominicains de la Province de France (1940-1970), Paris, Belin, 2016.
Farida Seddik Meghesli et Thierry Paquot, Ville, religion, politique: une approche croisée de la violence : Alger 1990-2008, Paris, l’Harmattan, 2017.
Pierre Vendassi et Charles-Henry Cuin, Chrétiens de Chine: affiliations et conversions au XXIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016.
 



CéSor | 10, rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris

EHESS - CNRS UMR 8216 






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CéSor · 14, cours des Humanités · Aubervilliers cedex 93322 · France

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