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Votre lettre Innate en actions
#51 | Décembre 2016

Bonjour

Toute notre équipe est heureuse de vous retrouver pour ce dernier numéro de l’année de votre lettre Club. 

À la Une ce mois-ci, des données cliniques préliminaires encourageantes ont été présentées lors de deux congrès scientifiques, pour monalizumab et IPH4102 en monothérapie, et pour lirilumab en combinaison avec une chimiothérapie. Ces résultats viennent renforcer la confiance que nous avons dans nos programmes. En effet, après la présentation des premières données d'efficacité clinique pour notre anticorps lirilumab au congrès de la SITC début novembre (voir lettre #50), nos 3 candidats testés en essais cliniques montrent ce mois-ci un profil de tolérance favorable. Dans tous les cas, les essais se poursuivent et devraient délivrer d'autres résultats en 2017.

Sur le marché des anti-PD1/PD-L1, les procédures d’enregistrement se multiplient et un nouveau médicament de cette classe pourrait arriver sur le marché prochainement.

Enfin, nous revenons sur notre participation au Salon Actionaria 2016, une édition très active pour notre équipe.

En vous remerciant de votre fidélité, nous vous souhaitons une excellente fin d’année.
L’équipe Innate en Actions

À LA UNE : DES DONNÉES CLINIQUES PRÉLIMINAIRES ENCOURAGEANTES

PROFIL DE TOLÉRANCE FAVORABLE POUR MONALIZUMAB

> 30 novembre : à l’occasion du EORTC-NCI-AACR Molecular Targets and Cancer Therapeutics Symposium, le Dr Anna Tinker, Oncologue à la British Columbia Cancer Agency (Vancouver), a présenté des données préliminaires relatives à l’essai clinique de Phase I/II testant monalizumab en monothérapie chez des patientes présentant des tumeurs gynécologiques avancées.

Dans la phase d’escalade de dose, 18 patientes ont été traitées avec monalizumab, à trois niveaux de dose différents. Le profil de tolérance de monalizumab est favorable, les effets indésirables ayant pour la plupart été de faible gravité, y compris à la dose maximale qui a été choisie pour l’extension de cohorte.

Cette partie de l'essai (escalade de dose) n'est pas conçue pour évaluer l’efficacité. Néanmoins, une stabilisation de la maladie a été observée chez 41% des patientes avec une durée médiane de 3,4 mois. Une patiente a également eu une réponse mixte (c’est-à-dire une régression de sa lésion cancéreuse, ici de 40%, mais dans le même temps, la progression d’une autre lésion). Cette réponse mixte pourrait suggérer une activité biologique de monalizumab. L’étude se poursuit avec une extension de cohorte (jusqu’à 80 patientes supplémentaires) permettant de tester l’efficacité de monalizumab. Les prochains résultats sont attendus en 2017.

Pour ces patientes en fort besoin médical, aucune thérapie hautement efficace ou curative n'est aujourd'hui disponible. En effet, après échec des chimiothérapies de référence de première ligne à base de sels de platine, les traitements de deuxième ligne et au-delà sont souvent mal tolérés et peu efficaces. De nouvelles molécules sont en cours de développement, notamment des thérapies ciblées, dont nous vous parlions dans la lettre d’octobre dans le cadre du congrès de l’ESMO. Les anti-PD1/PD-L1 n’ont en revanche jusqu’à présent pas démontré de niveau fort d’activité dans les tumeurs gynécologiques avancées.

ASH 2016 : DONNÉES CLINIQUES PRÉLIMINAIRES CONFORTANT NOTRE CONFIANCE DANS NOS PROGRAMMES IPH4102 ET LIRILUMAB

> 5 décembre : de nouvelles données cliniques concernant IPH4102 et lirilumab ont été présentées au congrès annuel de l’American Society of Hematology (ASH) qui s’est déroulé à San Diego en Californie.

  • Essai clinique de Phase I/II testant IPH4102 en monothérapie dans les lymphomes T cutanés (LTC) en rechute ou réfractaires.

Les données présentées reprennent les résultats publiés en octobre au congrès mondial des lymphomes cutanés (3WCCL) et dont nous vous parlions le mois dernier.

Dans cette étude de Phase I en cours chez des patients âgés et lourdement prétraités et présentant majoritairement un syndrome de Sézary, IPH4102 a montré des signaux d’activité clinique très encourageants, avec des réponses complètes observées au niveau de la peau et du sang.

Depuis ces résultats, le 8ème niveau de dose (3 mg/kg) a été testé, sans toxicité limitant la dose jusqu’à présent. Deux niveaux de dose restent à tester (6 et 10 mg/kg) avant le début de la phase d’extension de cohorte.

Pour mieux comprendre les LTC et l’étude de Phase I en cours, retrouvez l’animation présentant IPH4102.

  • Essai clinique de Phase II ouvert testant lirilumab en combinaison avec azacytidine (chimiothérapie) sur des patients atteints de leucémie aigüe myéloïde (LAM) en rechute.

Il s’agit d’une étude menée par le MD Anderson Cancer Center de l’Université du Texas, qui a débuté en avril 2015. L’objectif est d’évaluer la combinaison de lirilumab avec azacytidine (une molécule habituellement prescrite dans le traitement d’autres cancers du sang, les syndromes myélodysplasiques).

Les chimiothérapies de type azacytidine ont été testées dans des populations similaires, mais n’ayant pas reçu de traitement antérieur par azacytidine, avec des taux de réponse de l’ordre de 15%. Dans l’essai du MD Anderson, plus de la moitié des patients avaient déjà été traités avec une chimiothérapie de ce type et constituent donc une population de moins bon pronostic.

Les données publiées portent sur 25 patients traités dans le but d’évaluer la toxicité du traitement et de définir la dose pour l’extension de cohorte de la Phase II qui pourra enrôler jusqu’à 64 patients au total. Deux doses différentes de lirilumab ont été testées et ont été bien tolérées. Le taux de réponse reporté est de 20%.

Des résultats préliminaires de la combinaison d’azacytidine et nivolumab ont par ailleurs été publiés au congrès de l’ASH et semblent montrer une activité du même ordre dans une population similaire.

Ces données sont donc encore trop préliminaires pour en tirer des conclusions sur l’intérêt clinique d’une telle combinaison. En revanche, elles viennent confirmer le bon profil de tolérance de lirilumab, qui pourrait être utilisé dans de multiples combinaisons.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Plusieurs études testent actuellement lirilumab chez des patients atteints de leucémie aigüe myéloïde en monothérapie (EffiKIR) ou en combinaison avec azacytidine (l’étude discutée ci-dessus et une étude testant une triple combinaison avec nivolumab). Les contextes et les rationnels de ces études sont très différents.

Dans EffiKIR, les patients débutent leur traitement par une chimiothérapie d’induction lourde, qui détruit la maladie leucémique mais aussi une partie du système immunitaire. En cas de réponse complète à cette chimiothérapie d’induction, même si les cellules malignes ne sont plus directement détectables dans le sang, il reste un risque de rechute à partir de la maladie résiduelle. Dans cette situation les cellules NK, qui sont beaucoup plus nombreuses que les cellules malignes résiduelles, peuvent reconnaitre et éliminer cette maladie résiduelle, et ainsi contrôler la maladie en prévenant la rechute. C’est ce qui se passe dans les greffes de moelle qui peuvent être proposées à certains patients, mais non aux sujets âgés du fait des risques associés.

Dans l’étude testant lirilumab + azacytidine, les patients sont en rechute. Dans cette situation, il y a à l’inverse un fort déséquilibre entre le nombre de cellules tumorales et celui de cellules NK. L’hypothèse de l’étude est que la combinaison d’une chimiothérapie et d’un activateur de cellule NK pourrait être bénéfique. L’azacytidine agit sur les cellules tumorales directement en bloquant la prolifération des cellules malignes, et indirectement en augmentant la visibilité des cellules tumorales par les cellules NK par l’induction de l’expression de molécules activatrices. Lirilumab agit quant à lui sur les cellules NK en stimulant leur activité : les deux effets pourraient être synergiques.

MARCHÉ : DERNIÈRES NOUVELLES DES ANTI-PD-1/PD-L1

Deux nouvelles indications s’ouvrent à l’immunothérapie, et un 4ème anti-PD1/PD-L1 pourrait être mis sur le marché :

  • Un nouvel anti-PD1 pourrait être rapidement approuvé : l’avelumab de Pfizer/Merck KGaA. Il est en cours d’approbation accélérée par la FDA dans le traitement du carcinome à cellules de Merkel, une forme rare de cancer de la peau. Si la procédure aboutit, il sera le 4ème anticorps anti-PD1/PD-L1 mis sur le marché, après Opdivo® (BMS), Keytruda® (MSD) et Tecentriq® (Roche) et avant le durvalumab d’AstraZeneca.
    • Le traitement du carcinome à cellules de Merkel est une nouvelle indication qui n’est ciblée par aucun anti-PD1/PD-L1 jusqu’à présent. En réalisant leurs essais dans cette indication de niche, Pfizer et Merck KGaA ont l’opportunité de rejoindre le marché rapidement et sans devoir frontalement se comparer aux premiers entrants dans les indications phares de l’immuno-oncologie.
  • Merck & Co. (MSD) a annoncé avoir obtenu une procédure d’enregistrement prioritaire pour Keytruda® (pembrolizumab) auprès de la FDA dans une nouvelle indication pour l’immunothérapie : une forme de cancer colorectal. Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus fréquents (le 3ème en France). Il ne répond pas bien à l’immunothérapie en général. Keytruda® a démontré une efficacité intéressante (taux de réponse de 40%) dans une sous population présentant une anomalie appelée « instabilité micro satellitaire » (MSI, microsatellite instability) ; cette condition diminue fortement la capacité du patient à réparer les anomalies génétiques qui surviennent lors de la réplication de l’ADN. Cette sous population représente environ 10% des patients dans cette indication.
  • De plus, Keytruda® a également obtenu une procédure d’enregistrement prioritaire dans le lymphome Hodgkinien résistant ou réfractaire (comme 3ème ligne de traitement), une indication dans laquelle Opdivo® est approuvé aux Etats-Unis et vient de recevoir l’approbation européenne. 

RETOUR SUR : ACTIONARIA 2016

Comme chaque année, nous étions présents au salon Actionaria à Paris les 18 et 19 novembre derniers. Notre réunion d’actionnaires organisée dans le cadre du salon a fait salle comble. Le stand a également été très visité et l’occasion de nombreux échanges. Nous avons été ravis de voir l’intérêt grandissant des visiteurs pour la Société ainsi que l’attachement des actionnaires fidèles.
Quelques éléments sur nos rencontres :

  • Près de 110 personnes étaient présentes à la réunion d’actionnaires ;
  • Le Club Innate en Actions a accueilli près de 80 nouveaux membres ;
  • La moitié des nouveaux inscrits au Club sont actionnaires de la Société depuis moins d’un an ;
  • Les personnes rencontrées ont manifesté leur intérêt pour la recherche contre le cancer, les biotechnologies et le secteur pharmaceutique en général, et elles s’intéressent de près aux avancées de nos candidat-médicaments ;
  • Près d’un tiers de nos visiteurs n’étaient pas actionnaires de la Société au moment d’Actionaria.

Nous en profitons pour vous rappeler qu’il n’y a pas de seuil minimal (nombre d’actions détenues) pour rejoindre le Club Innate en Actions. Ce Club, et notre participation à Actionaria, ont pour vocation d’établir une relation de long terme avec nos actionnaires individuels. Ils sont une traduction concrète de notre engagement de transparence et de pédagogie envers nos actionnaires et toutes nos parties prenantes.
Nous vous remercions d’être venus nombreux à notre rencontre, de nous avoir posé vos questions et exprimé vos attentes envers la Société. Nous espérons avoir répondu à vos interrogations et poursuivrons dans ce sens, notamment au sein de cette lettre Club.

Rendez-vous pour la prochaine édition de ce moment privilégié d’information et d’échange avec nos actionnaires.

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SYNTHÈSE BOURSIÈRE

Ce mois-ci, nous souhaitions débuter par un focus sur le dossier paru dans Investir le 23 novembre dernier, et intitulé : « Ces sociétés qui ont enrichi leurs actionnaires depuis dix ans ». L’article compare les performances boursières sur 3, 5 et 10 ans et place Innate Pharma en 2ème meilleure position du SBF 120 à la fois sur 3 ans (+71,6%) et sur 5 ans (+54,1%). L’article souligne plus largement l’émergence des biotechs et la bonne santé du secteur Pharma dans son ensemble sur la période comme facteur de performance. Le journaliste indique également : « Malgré une forte volatilité et un parcours nettement moins brillant depuis 2015, Genfit et Innate Pharma, qui occupent les deux premières places [sur 5 ans, NDLR], avec des cours multipliés par 13 pour la première et par 9 pour la seconde, ont assuré un retour sur investissement exceptionnel aux actionnaires qui ont su leur faire confiance suffisamment tôt. »


Source : Investir

Cette performance à long terme remarquable bénéficie aussi de la hausse récente de l’action Innate Pharma. Comme nous le commentions dans notre précédent numéro, le mois de novembre a été particulièrement actif pour le titre, suite à l’annonce des résultats intermédiaires d’efficacité de l’essai testant la combinaison de lirilumab et nivolumab dans le cancer de la tête et du cou. 

L’action Innate Pharma a progressé de près de 33% sur un mois, affichant dorénavant une variation positive par rapport au cours du 31 décembre 2015 (+4,9%). L’ensemble des marchés a été bien orienté sur le mois de novembre : le SBF120 a progressé de 1,2%, l’indice Next Biotech de 5,3% et l’indice américain NBI de 6,8%. L’élection présidentielle américaine a eu un effet positif sur les marchés financiers et sur les valeurs biotechs en particulier.  

Sur le plan de la liquidité, les volumes d’échange sur le titre Innate Pharma ont été 60% supérieurs à ceux du mois précédent, ce qui est bien sûr à mettre en lien avec la forte hausse du titre.

DONNÉES BOURSIÈRES


Au 30 novembre 2016


Dernier cours coté 14,20 €
Capitalisation boursière 765,3 m€
Volume mensuel échangé 12 615 379
En % du capital 23,4%


Depuis le 1er janvier 2016


Cours le + haut 14,97 €
Cours le + bas 8,26 €
Variation +4,9%
Volume moyen quotidien 322 800

REVUE DE PRESSE

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27 nov. : Reuters – Innate Pharma a les moyens de financer sa recherche et rester indépendante

25 nov. : Les Echos – Cancer : des résultats encourageants pour Innate Pharma

25 nov. : le Revenu – Biotechs : neuf valeurs prêtes à transformer l’essai

25 nov. : Le Revenu – « Blockbusters » tricolores : anticipez les futures approbations potentiellement « milliardaires » (édition papier)

24 nov. : Le Figaro – Les biotechs françaises en quête de financement

22 nov. : Le Parisien – Le bond de géant d’Innate Pharma (édition papier)

19 nov. : Investir – Ces sociétés qui ont enrichi leurs actionnaires depuis 10 ans

18 nov. : Le Revenu – Santé, les grands groupes « accros » aux biotechs (édition papier)

17 nov. : Le Revenu – Innate : le duo lirilumab-Opdivo a de l'avenir

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